A ANTOINE-JOSEPH PRUD HOMME
rJoyen de la typographie monloise, ouvrier chez M. L. Monjol depuis cinquvnlc-
qualre ans et qui, le lendemain du dimanche 23 février 18."J1.
où la décoration industrielle lui tut remise, arrivait le premier à l'imprimerie .
bien qu':i?é de soixante et onze ans.
AïK de la Colonne. — 12.
Le cœur rempli dun orgueil légitime.
Le vieux Prud'homme avait reçu la croix ; Nos imprimeurs par leur marque d estime Le décoraient une seconde fois ! {bis.) Un long cortège indiquait son passage...
— Le lendemain à l'atelier Prud'homme arrivait le premier Toujours le premier à l'ouvrage, {bis.)
I C'est un dimanche. Au loin l'écho répète , Par un beau jour du plus doux des hivers. Les airs joyeux, les cris, les chants de fête : Au décoré l'on adresse des vers ; Des pleurs de joie inondent son visage.
— Le lendemain , etc.
C'est un dimanche. Un peuple avide, immense. Pour voir Prud'homme est partout sur ses pas Et le patron dont il berça l'enfance, Avec transport le presse dans ses bras î Et quel accueil le soir dans son ménage !
— Le lendemain , etc.
Oui, le premier : exemple populaire.
C'était pourtant le grand jour du lundi : Que d'ouvriers, pour boire leur salaire, Le font durer jusqu'au soir du mardi.
Du vieux Prud'homme admirons le coura Et les lundis à l'atelier Que chacun de nous le premier Soit fier de se mettre à l'ouvrac^e