‹ ChansonsChapitre 96 sur 216 · UN SOIR D'HIVER · texte numérisé non relu

UN SOIR D'HIVER

Air : Fai't (V la vertu, pas trop n'en faat. — t;-2.

Ce soir le tVoid est ricfoureux : : , .

) (Ins.) Mon Dieu, que nous sommes lieureuxl (

C'est le soir ; il neige, et la bise S'engouffre dans le corridor ; Soupons , puisque la table est mise , Joyeux ainsi qu'à l'âge d'or.

Ce soir, le froid est rigoureux :

Mon Dieu , que nous sommes heureux !

Dans l'âtre le charbon pétille Et notre lampe éclaire bien.

Comme l'existence en famille Ouvre le cœur et porte au l)ien î

Ce soir, etc.

A ce repas la ménagère

Nous fait sourire à peu de frais :

On nous sert de la bonne l)ière ,

Du pain, du beurre et des œufs frais.

Ce soir, etc.

Au risque de casser mon verre.

Mes enfants sont mes échansons ; Si je veux prendre un ton sévère Ils me gazouillent mes chansons.

Ce soir, etc.

Pendant le jour sur son ouvrage 1

Votre mère eut le front penché.

Enfants, elle a tant de courage :

Vente et travail ont bien marché.

Ce soir, etc.

Bise du nord, en vain tu souffles Dans le corridor près de nous ; Les pieds fourrés dans nos pantouffles, Ce soir d'hiver nous semble doux.

Ce soir, etc.

Mais c'est l'heure de la prière.

Mon cœur a tressailli soudain :

Enfants , il est tant de misère !

Combien de gens ont froid et faim î

Ce soir le froid est rigoureux :

Prions Dieu pour les malheureux.

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