‹ ChansonsChapitre 97 sur 216 · LE VEAU D'OR · texte numérisé non relu

LE VEAU D'OR

AïK des Trois Couleurs. - ?,:,.

Tremble , Israël ! vois ce nuage sombre ,

Entends ce bruit formidable , inouï !

La nue est là ; Dieu se cache à son ombre :

Il a parlé sur le mont Sinaï.

Tenant en main la sainte loi promise ,

Moïse au peuple apporte son trésor ;

Mais les Hébreux ont oublié Moïse :

L'humanité (bis) rampe aux pieds du veau d'or.

L'homme se crée une atmosphère infâme Pleine d'orgueil , de doute et de mépris ; Il a fermé les ailes de son âme ; Il veut de l'or, il en veut à tout prix. Sa soif d'honneurs , c'est de la frénésie ; L'agiotage est son triste mentor ; Plus de grandeur, de foi, de poésie !

L'humanité rampe aux pieds du veau d'or.

Le vent du soir entraîne le nuage, Et l'océan, aux flots audacieux.

Et la forêt, au sublime langage, Font retentir leurs échos jusqu'aux cieux. L'herbe frissonne et l'insecte murmure ; Un chœur immense enfin a pris l'essor : C'est l'Hosanna de toute la nature !

L'humanité rampe aux pieds du veau dor.

Quels cris d effroi , de douleur , de furie !

(Jest le maudit qui hurle en se tordant :

Il vient d'entendre un jeune enfant qui prie,

Un laboureur qui travaille en chantant.

Simples de cœur vers Dieu leur vœu s élance.

Car le travail est la prière encor : ^

Labeur du pauvre, oraison de lenfaiice

Pour nous sauver renversez le veau dor.

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