‹ Chansons canadiennesChapitre 2 sur 33 · Je cre que" mamzelle A - de - le · texte numérisé non relu

Je cre que" mamzelle A - de - le

Pour s'en al - 1er en chan-ticr A vec

A pour-ra fair' mon bon-heui A pour-

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PIANO

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deux de mes ca-ma - ra - des. Qui sont deux bons as - so - ciés. On va monter dans la haute Mas-

rait bon fair' mon cs-cla-va - ge. J'en ai ben peur à mon cœur. Du temps que j'allais — la

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pu ^j^jii'i-^'j'y^iJinjj'-^uji

ka, Là-ious-qu'onva tra-vail-ler. Par ma foi

voir. J'y goû-tais im plai-sir bien doux, A - vec elle

si le bois res-te, J'cre qu'on s'ra pas pay- es.

â-veceir j'avais du plai- sir et de l'a-mour.

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fai - te la chan-son-net - te.

c'est un homm' qu'a voy - a

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tra - vail-lant au pied de son criqu'.

En pen-sant à Je - sus - Christ.

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On va partir le vingt-cinq de Mors,

Pour s'en aller en chantier

Avec deux de mes camarades,

Qui sont deux bons associés.

On va monter dans la haute Maska,

Là ious qu'on va travailler,

Par ma foi si le bois reste,

J'cré qu'on s'ra pas payés.

Je cré que mam'zelle Adèle

A pourra fair' mon bonheur ;

A pourrait ben fair' mon esclavage,

J'en ai ben peur à mon cœur.

Du temps que j'allais la voir,

J'y goûtais un plaisir bien doux,

Avec elle, avec ell'

J'avais du plaisir et de l'amour.

Qu'a faite la chansonnette, C'est un homm' qu'a voyagé.

En travaillant au pied d'son criqu' En pensant à Jésus-Christ.

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Si vous pre-nez u -ne feiii - me bell'. Cou-cou, cou-cou. Me - Tie?.-

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vous qu'el-le soit trop bell'. Cou-cou, cou -cou. Car les oi-seaux se ni-chant par

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-tout. Us chan-te - ront dans leur trou : Cou- cou, cou-cou, co-quetteet cou-cou!

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PIANO

Di-manche, a-pi'ès les vêpr's, yau- ra bal chez Bou-Ié; Mais il n'i - ra per-

^'r fir fir tn- i-i J'ir cDir rirC'Tir ^ij i

30im' qu« ceux (jui sav'ni dan - sei

Vo - gue, ma - ri - nier, vo - gue, vogue, beau ma - ri -nier

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Dimanche, après les vêpr's, yaura bal chez Boulé ; Mais il n'ira persoim' que ceux qui sav'nt danser.

Vogue, marinier, vogue,

Vogue, beau marinier.

Mais il n'ira personn' que ceux qui sav'nt danser. José Biais, comm' les autr's, voulut itou yaller. Vogue, etc.

José Biais, comm' les autr's, voulut itou yaller. • — Non, lui dit sa maîtress', t'iras quand l'train s'ra fé. Vogue, etc.

Se sauve à la maison quand ils fur'nt étrillés ; Mit sa bell' veste rouge et son capot barré. Vogue, etc.

— Non, lui dit ?a maîtress', t'iras quand l'train s'ra fé. Il s'en fut il l'établ' ses animaux soigner. Vogue, etc.

Mit sa bell' veste rouge et son capot barré ; Mit son beau fichu noir et ses souliers francés. Vogue, etc.

Il s'en fut à l'établ' ses animaux soigner ; Prit Barrett' par la corne et Rougett' par le pied. Vogue, etc.

Mit son beau fichu noir et ses souliers francés, S'en va chercher Lisett' quand il fut ben greyé, Vogue, etc.

Prit Barrett' par la corne et Rougett' par le pied ; Il saute à Técuri' pour les chevaux gralier. Vogue, etc.

S'en va chercher Lisett' quand il fut ben greyé. On le mit à la port' pour apprendre à danser. Vogue, etc.

Il saute à l'écuri' pour les chevaux gratter; Se sauve à la maison quand ils fur'nt étrillés. Vogue, etc.

On le mit à la port' pour apprendre à danser, Mais on garda Lisett' qui s'est ben consolée.

Vogue, marinier, vogue.

Vogue, beau marin'er.

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c'est François Marcott' Qui s'ha-bil - le ben prop' Pour al- 1er en pro - me

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na - de; C'est à Des - chambault. Chez mon -sieur Bou -di-ault: C'est un' fil - le qu'il lui

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faut. Boniour, Mîf-daïu'Boudrault, En fai-sant le fa-raud. Et tout'sort' de ma- ni-gaii

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CCS, Et des ci -vi - li - tés à la com-pagng! Il a faite un'belleen-trée!

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BKLA1R. Et.

C'est François Marcott' Qui s'habille ben prop' Pour aller en promenade; C'est a Deschanibault, Chez Monsieur Boudreault; C'est un' fille qu'il lui faut- Bonjour, Madain' Boudreault, En faisant le faraud, Et tout' sort' de manigances, Et des civilités A la compagnée !

Il a faite un' belle entrée !

—Parlez-moi, mon ami, Tout vous est permis :

Vous avez tant d'avantages !

Vous avez de l'esprit, Sans compter l'industrie :

Vous et 's homme de génie.

Puis on m'a raconté Que vous vous vantiez Que vous auriez bien ma fille ; Pour vous récompenser, Nous allons vous donner Une pell' bien amanchée.

Quand il fut entré.

Il s'agit de parler

Des affair's de conséquence:

De sa bien aimée

Il s'est approché :

C'était pour la demander.

— Je suis bien pressé,

Je veux me marier,

Je crains de vous surprendre ;

Vous excuserez

La brutalité

D l'abord de mon arrivée.

Revenons à Marcotte.

Il a pris sa capote ;

Il a l'air tout imbécile :

Son casque rabattu,

Il a l'air tout bourru :

Marcott' ne se r'connait plus.

Il s'en va promptement

Atteler sa jument

Chez son oncle Paul Abelle,

En disant : Sajtre gai !

Je suis effarouché

De la pell' qu'ils m'ont donnée !

— Vous êt's tout excusé, Vous pouvez continuer ; Revenez plusieurs voyages :

Pour vous marier, Il faut espérer (attendre) Que mon pèr' soit arrivé.

Marcotte s'est retiré.

Pensant bien qu'il l'aurait Dans un second voyage ; Nes'imaginant pas Qu'en faisant tout cela, Eir voulait le planter là.

L'auteur de la chanson,

C'est un grand garçon

Revenant d'un long voyage ;

Etant arrêté

Se fair' faire à dî.ier

Chez des gens qu'il connaissait

Etant après dîner.

Il entend raconter

L'aventur' de Marcotte ;

J'vous din en vérité,

Qu'il aurait mérité

Un' chanson mieux oomi)Osée.

L'automne est revenu, Boudrault ne revient plus, Marcotte est d'un bord et d'I'autre ; C'est pour s'informer.

De tous les côtés, Si Boudrault est arrivé.

S'en va à Deschambault, Rencontr' monsieur Boudrault Et fait sa connaissance :

— Veuillez bien m'excuser, C'est pour vous demander Votre fille à marier.

Je vais vous le nommer :

C'est Hyacinth' Denis, Q,ui n'a plus d'avantages.

Il est exposé Au même danger Quand il va se promener.

Un jour passant ))ar là, Pensant à tout cela, Je chantais, en moi-même :

•' Arriv'ra que pourra !

La pell' nous servira Pour enterrer l'mardi gras.

L'interprète Cadieux, pourchassé par les Iroquois, s'est enfui dans les montagnes. A (luelques jours do là, épuisé et se sentant mourir, il creusa sa fosse et s'y ensevelit dans des branches vertes, ai)rès avoir écrit sur une écorce de bouleau dont il se couvrit, ses derniers adieux au monde.

ta - irne. Je viens i - ci fi-nii

Pe - tit ro-cher de la hau-te mon-ta - gne. Je viens i - ci fi-nir cet - te can:

PIANO

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pa - gne, Ah!douxé-chos,en-tendezmessou-pirs; En languis-sant je vais bien-tot mourir!

KI.AIK. gr. I j^

Petits oiseaux, vos douces harmonies, Quand vous chantez, me ruttach' à la vie : Ah ! si j'avais des aile? comme vous, Je serais heureux avant qu"il fut deux jours !

Un loup hurlant vint près de ma cabane Voir si mon feu n'avait plus de boucane ; Je lui ai dit : Retire- toi d'ici ; Car, par ma foi, je perc'rai ton habit I

Seul en ces bois, que j'ai eu de soucis ! Pensant toujours à mes si chers amis, Je demaiidais : Hélas! sont-ils noyés?

Les Iroquois les ;iuraient-ils tués?

Un noir corbeau, volant à l'aventure, Vient se percher tout près de ma toiture! Te lui ai dit : Mangeur de chair humaine. Va-t'en chercher autre viande que mienne.

Un de ces jours que, m'étant éloigné,

En revenant je vis une fumée,

Je me suis dit : Ah ! grand Dieu qu'est ceci ?

Les Iroquois m'ont-ils pris mon logi-»?

Va-t'en là-bas, dans ces bois et marais, Tu trouveras plusieurs corps iroquois ; Tu trouveras des chairs, aussi des os ; Va-t'en plus loin, lais?e-moi en repos !

Je me suis mis un peu à l'ambassade, Afin de voir si c'était embuscade ; Alors je vis trois visages français ! . . . M'ont mis le cœui" d'une trop grande joie !

Rossignolet va dire à ma maîtresse, (*) A mes enfants qu'un adieu je leur laisse ; Que j'ai gardé mon amour et ma foi.

Et désormais faut renoncer à moi !

Mes genoux plient, ma faible voix s'arrête, Je tombe . . . Hélas ! à partir ils s'apprêtent : Je reste seul . . . Pas un qui me console. Quand la mort vient par un si grand désole !

C'est donc ici que le mond' m'abandonne ! . . . Mais j'ai secours en vous Sauveur des hommes ! Très Sainte Vierge, ah ! m'abandonnez pas, Permettez-moi d'mourir entre vos bras !

{*) Ce mot, dans nos honnêtes chansons, veut toujours diro épouse ou fiancée.

AGUEUX. CHARMANTE BLONDE

f^viirir

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A -gueux, char - man - te blou - de, Puis- qu'il faut se quit-

l'IANO'

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più lento

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blanch', Es-suy - ez vot' vi - sa - ge; ma bel - le, pieu -rez point tant.

piu loiito

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t PTIT OE l'ail

Le p'tit bois d 1 ail est an nom donné par les paysans à un rang de la municipalité du Cap Santé, comté Portneuf

PIANO

C'est dans le p'tit bois d'ail - le, Yen- a- t-un ré - gi - ment;

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Qui veut savoir la liste

Des ivrogn' à présent ?

C'est dans le P'tit bois d l'Aille

Y en a-t-un régiment ;

Et moi le capitaine.

Et François le Gros, marchand ;

Edouard y porte enseigne

Au bout du régiment.

Revenons au bonhomme Qu'est dans son lit couché.

Criant à haute voix :

— " Lima, va te coucher ! ' Les gens de la campagne.

Des ville' et des faubourgs, Retirez-vous d'icite Car il fait bientôt jour ! "

Par un dimanche au soir M'en allant promener, Et moi et puis François, Tous deux de compagnée.

Chez le bonhomm' Gauthier Nous avons 'té veiller ; Je vais vous raconter Le tour qui m'est arrivé.

J'n'attend.s pas qu'on me IMise

Pour la seconde fois,

Et je dis à François :

" T'en viens-tu quand et moi ? (avec moi;

Bonsoir ma Délima,

Je file mon chemin !

Je m'en allais nu-tête.

Mon chapeau à la main.

J'y allumai ma pipe Comm' c'était la façon, ^ Disant quelques paroles Aux gens de la maison.

Je dis à Délima :

— Me permettriez vous De m'éloigner des autres Pour lïi'approcher de vous ?

Va t'en faire tes plaintes A monsieur le curé ; Dis-lui que sa paroisse Est tout bouleversée; Dis-lui que sa paroisse Est sans dessus dessous, Que dans le P'tit bois d'Aillé On n'y voit qu* des gens soûls.

— Ah ! oui, vraiment, dit-elle,

Avec un grand plaisir.

Tu es venu ce soir

C'est seul'ment pour en rire;

Tu es trop infidèle

Pour me parler d'amour ;

T'as ta p'tit Jérémie

Que tu aimes toujours.

On dit que je suis fier.

Ivrogne et paresseux.

Du vin dans ma bouteille J'en ai ben quand je veux ; On ne voit point de graisse Figer sur mon capot ; Il est toujours ben nette Quoiqu'il ne soit pas beau.

M'en Revenant de Saint-André

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M'en le-ve-iiiint do Saint - An - di'é.

j'ai vu le loup, le l'nard pas-

PIANO

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scr. Dans mon cho - min j'ai ren - con - tro.

Ou, Ouahl Son p'tit pe

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ta- pe. J'ai vu io loup, le r'nard, le liè-vre, J'ai vu le loup, le r'nard pas-ser.

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L'air de cette chanson a été composé par nos chanteurs populaires qui se sont inspirés de la vieille chanson française, "J'ai trop grand peur des loups, " dont on trouvera les paroles dans le recueil des " Chansons populaires du Canada " de Ernest Gagnon, page 178.

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Papiiieau fut lame de la rébellion de 1837-38.

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Si le bill de la ta-briqu' A chaii gé de po - li - tiqu',

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peu- pie ca - tia-dieti

Kst de- ve-im chouayen. Depuis l'eu - ré jusciu^iu be-deau. C'est la

^ C„..t^ A P.i . rM.tio-.iii O.'aaf lo faii*/i faiito fniifo C aat la ftiiitp n Pil . ni - nAnii

faute à Pa-pi-ricau, C'est la faute, faute,faute,C est la faute à Pa - pi - neau

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