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BELAI R, grav.
Siu" votre bonté
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je me repose.
Puisque vous voulez Tous ici que j'ose Vous chanter une chanson, Donnez votre attention.
Pour vous conserver Beaux jours et bon rôle, Vous d'vez répéter Souvent ces paroles :
Dieu veuille que je sois doux A'cell' dont je suis l'époux !
Je ne parle pas
Ici du breuvage,
Ni de ce repas.
Mais du mariage;
Je ne parle maintenant
Que de ces jeunes amants.
Tu ne dois aimer Que ta chère femme, Que Dieu t'a donnée Pour lidèl' compagne; Tu dois toujours éviter Cell' qui pourrait te charmer.
Vous avez dit : oui.
Mot très agréable ; Mais il est aussi Souvent regrettable, Et ju?que dans le tombeau On se repend de ce mot.
Vous vous êt's aimés, Aimez-vous encore !
Vous serez charmés De revoir l'accord Régner dans votre maison Avec la paix et l'union.
Messieurs, jusqu'ici.
Jusqu'à vos oreilles,
Je puis bien parler
De tous ceux et celles
Qui se prennent sans s'aimer
Et meur'nt sans se regretter.
Jeun' femme, écoutez !
Vous ferez de même ;
De Dieu suppliez
La bonté suprême
Qu'il vous bénisse tous deux
Et vous donne des jours heureux.
Vous, jeunes amants, Q,ui cherchez des belles, Veillez sngement.
Soyez-leur fidèles, Car vous pourriez être enfin Accablés de grand chagriti.
Messieurs, c'est assez Sur le mariage ; Daignez me verser De ce doux breuvage ; Que je boive à la santé De ces jeunes mariés.
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Cest l'eu- re dpar chez nous (ju'a per- du son clia - peau,.
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fut à la vill pour s'en a-ch'ter un iieii. Quand il fut re-ve - nu. Il re- trou-va son
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vieux. Ail! dit - il, ca m'en f'ra deux à c't'lieur'. .-r^ *
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Les fills se ré-jon- iss'nt, ' Quand ell's voint leurs a - mis.
Elis se dis'nt en sou - riant: Le voi- là mon a - mant.
BELAfR. grav
Dans tous les cantons
Ya des fill's et des garçons
Qui véul'nt se marier,
C'est la pure vérité.
Les garçons vont les voir
Le plus souvent le soir ;
Les fill's se réjouissent
Quand ell's voi'nt leurs amis ;
Ell'g se dis'nt en souriant :
Le voilà mon amant !
Etant mariée,
Il faut tout abandonner, .
Tous les agréments
D'être avec les jeunes gens.
Faut rester au logis
Pour plaire à son mari ;
Vous êtes mariée
Par votr' propr' volonté;
Vous avez pris mari,
('"est pour lui obéir.
Jeunes fill's, écoutez, Qui voulez-vous marier:
Votre engagement Vous causera du tourment.
Vous prenez un état De pein's et d'embarras; Bien souvent du chagrin, Sans en connaîtr' la fin, Qui vous f ra regretter La maison qu'vous quittez.
S'il est complaisant.
Vous aurez de l'agrément;
Mais s'il est jaloux,
Vous n'en aurez pas beaucoup
Combien y en a-t-il
De ces méchants maris,'
Que tout leur intérêt
C'est d'aller au cabaret.
Pour y passer leur temps
A boir' tout leur argent !
Le soir arrivé,
Ils revienn'nt à leur logis
Tout en ruribons
Et menant le carillon ;
Disant d'un air fâcho :
" Donne-moi à souper I
Promptement fais mon lit,
Oarj'ai besoin d'dormir ! "
Comment pouvoir chérir
Un si brutal mari !
Mais si les maris
Ne sont pas tous garantis,
f ''est qu'il yen a trop
De ces femm's qu'ont des défauts.
De ces humeurs marabouts,
Que lien n'est à leur goût ;
Qiinnd on veut leur parler
Dans un coin s'en vont bouder.
Comment n'pas faire courroux
Avec un tel hibou?
Vous, à la maison,
Ni pain, ni lard, ni poisson,
N'ayant pos le sou
Et souvent manquant de tout.
Et vos petits enfants
Qui vous diront : " Maman,
Donnez-nous donc du pain.
Car nous mourons de faim ! "
Hélas, quel crève-cœur
Vous f'ra verser des pleurs !
J;a semaine, au logis, Ell's ont l'air tout étourdies; Mal peignées, mal chaussées, Et souvent mal arrangées.
Le dimanche arrivé, Vous les voyez frisées, Que touf s leurs qualités N'est qu'pour la vanité.
Ell's n'ont aucun souci Pour l'affair' du logis.
Mais comme cela
Tous les hommes ne sont pas
Car tous ces défauts,
Pour un seul, ce serait trop !
Yen a, assurément,
Qui sont plus complaisants :
Ils aim'nt leurs compagnées
Puisqu'ils les ont épousées,
Ils veul'nt les soulager :
C'est pour se faire aimer.
Qu'en a composé la chanson
C'est un vieillard de ce canton
Qui n'a [)as regretté
Le jour qu'il s'est marié.
Il a pris un gibier
Qu'il a su conserver;
Elle a des qualités
Qu'il n'a point publiées :
Que chacun fass' comm' moi,
Qu'il chante ce qu'il sait !