‹ Chansons canadiennesChapitre 22 sur 33 · A MOR,TE · texte numérisé non relu

A MOR,TE

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Ya dans la vi|l' la où j'ai res- té Un garçon d'boucher que j'ai tant z'ai-mé.

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Y m'a z'a^-mé' par ma vie o • tée, Gas-pord Bou cher que j'ai tant z'ai-mé.

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Y'a dans la vill' là où j'ai resté, Un garçon d'boucher que j'ai tant z'aimé. Y m'a z'aimé', par ma vie ôtée, Gaspard Boucher que j'ai tant z'aimé.

Son père monte en haut dedans sa chambre, Trouva sa fille pendue t'en l'air, Prit son canif, coupa la corde ; Y avait un écrit dessu' son cœur.

Elle dit à son père : montez-moi t'un' chaise,

Aussi de l'encre, aussi du papier;

C'est pour écrire à mes amiquiées,

A Gaspard Boucher que j'ai tant z'aimé.

Creusez ma fosse, creusez-la ben creuse, Et sur ma tête, mettez t'un' pierre.

Et sur mon cœur un pigeon blanc, Pour faire savoir au monde que j'sus mort'

[d'amour.

- de. Prêteurs d'argent comme usuriers, vous êt's tous de son nion-de ;. . . . Chez le notair* vous nous a-me-

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Le diable est sorti de l'enfer Pour y faire le tour du monde.

Prêteur d'argent comme usurier, Vous êtes tous de son monde; Chez le notair' vous nous amenez, Et d'avanc' vous l'avez graissé :

Cela est d'ia fraudure, Embarquez dans la voiture.

Les jug's va-t-on en parler,

Eux aussi, s'ils le méritent.

Les avocats l'zont invités,

Pour diner à leur marmite.

Ces pauvres juges s'sont laissés gagner

Les témoins sont mal interrogés.

Le diabl' voit la tournure,

Embarquez-loH dans la voiture.

A vous autres les avocats, Qu'aimez tant la procédure, Votre client est toujours gagné, Tant que la cause dure, Et souvent vous la fait' traîner, Tant que Tclient n'est pas plumé, Vous avez jusqu'au [)arjure; Embarquez dans la voiture.

Et les médecins va-t-on en parler, Pourtant qu'ils sont bien commodes ; Si votr' pouls est dérangé, Ou un p'tit mal de gorge.

Mais hémorrhoïdes si vous avez Et qu'vous n'pouvez pas aller, Le diabl' crie: c'est trop dur, Embarquez-les dans la voiture.

Et vous autr's les candidats,

Qui faites tant de tapnge,

Nos votes vous nous demandez,

C'n'est qu'pour fair' du boudlage.

P^t en chambr' quand vous êt's rendus.

Ce pauvre peuple vous n'y pensez plus;

Vous nous imposez des taxes,

J'veux ben que l'diabl' vous claque.

Ici j'voudrais m'arrêter, Je ne puis, ça me commande.

Ce que j'voudrais vous parler, " Cest c'qu'on appelle les banques.

Et aussi les sociétés :

Comment de gens qui viv'nt sans travailler

Il y a de la pourriture,

Qu'ils embarquent dans la voiture.

Cultivateurs comme ouvriers, V'nez r'cevoir vot' récompense.

Pour tant d'sueurs qu'vous versez.

Pour nourrir tous ces gens.

Les f'ra passer par la grand' rue ; Il criera ta Lucifer :

Sacre moé ça dans l'enfer.

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