‹ Chansons canadiennesChapitre 31 sur 33 · EN VOULEZ-VOUS DES HOMMES MORTS · texte numérisé non relu

EN VOULEZ-VOUS DES HOMMES MORTS

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Lautrejour un clan po - U - ti - que se par-ta-i^eait tous les com-tés, En di-aant

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pour battre la cli-queNbusnesom-mes [)as em- bê-te*s. Mais une voix sortant de ter - re E-pou>an-

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ta tousces pantins, En criant: Al lez-vous vous tai - re.Tas decre-vés! Tas de pan-tins!

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(Parlé) En voulez-vous des hommes morts'? Ah ! les batêches ! l's ont pas d'poil aux pattes

Des horara's morts ! hurla la cohorte,

C'est pour nous fair' reculer, Craignons rien, nous avons Laporte, Et pis Beauchamp, et pis Lussier ; ■ Des hommes pareils ont l'âme pure, Et n'ont pas peur d'un gringolet !

Mais le démon d'une voix dure, Sans se lasser toujours soufflait :

(Parléj En voulez-vous des hommes morts?

Ah 1 les batêches ! l's ont pas d'poil aux pattes ! !

Quoi donc c'que c'est ? dit dans la foule

Martineau, qu'est pas un capon.

Ça n'm 'effraye point, j'sus pas t'une poule ;

J'sus t'un coq qui chante et qui pond.

Morgan sourit, Doyon frissonne

Au bruit de ce cocorico.

Et bien qu'il n'y eût là personne,

La voix gronda en siioco :

(Parlé) En voulez-vous des hommes morts ?

Ah 1 les batêches ! l's ont pas d'poil aux pattes ! !

Alors Morgan, s'armant d'audace.

Se tourna vers Cooke en disant :

Demandons au frère Dîdace D'exterminer l'mauvais [biaisant.

Mais Mondou, qui était tout pâle, Vit verdir le doux Pariseau, Lorsque la voix d'un puissant râle Leur dégoisa en plein museau :

(Parlé) En voulez-vous des hommes morts?

Ah ! les batêches ! l's ont pas d'poil aux pattes ! !

Magnan seul était sans faiblesse, Parce qu'il n'avait rien compris ; Mais soudain son âme en détresse Lui chanta le " De profundis." Allons, dit-il, pus d'politique, Si nous voulons sauver nos os, Car c'est une voix prophétique, Celle qui nous hurle dans le dos :

(Parlé) En voulez- vous des hommes morts?

Ah ! les batêches ! l's ont pas d'jjoil aux pattes !

C'était un P'tit Sauvage

5e, Tout noir, tout bar- bouil- lé, ouichté. S'en

Ce- tait lin p'tit sau-va

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fut a la ri - vie

re, C'e-tait pour se la • ver, ouichté.

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Tou ma-lin- sat-té la wa - wicli-ta. Tourna- lin-gat-té la hé-wicli-te

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BELAIR, grav.;

C'était un p'tit sauvage,

Tout noir tout barbouillé, ouicheté.

S'en fut à la rivière,

C'était pour se laver, ouicheté.

Qui en port'ra le deuil,

Si c'nest monsieur le curé, ouicheté.

Refrain.

Refrain .

Tou malingattélawa wichla, Tou malingattéln hé wichté.

Aux quatre coins du poêle, Quat'bouteiir de brandy, ouicheté.

Refrain.

S'en tut à la rivière, etc.

(reprenant à chaque couplet les deux derniers vers) La rivière est profonde, L'ptit sauvage s'est noyé, ouicheté.

Refrain.

A la plus hante branche.

Le rossignol chantait, ouicheté.

(Le reste comme dans la chanson de la Claire Fontaine).

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Parlons donc de Cy-rill' Jeantot, Qui a r'vi-ré son ca-pofc, Pour u-ne di-zain" de piastres,

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