LENDEMAINS
A François Tromhert.
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Lendemains 205
Les lendemains des Mardis-Gras, Petites marquises exquises, Maritornes aux lourds appas, S'agenouillent dans les Églises; Et fronts communs et délicats De maritornes et marquises Sont maculés de cendres grises.
Les lendemains des Mardis-Gras.
Les lendemains des jeunes ans, La maritorne et la marquise Se prosternent devant le Temps, Vieux prêtre qui les catéchise; Et le Temps de ses doigts puissants, Sur leurs cheveux verse à sa guise Ou cendre blanche ou cendre grise, Les lendemains des jeunes ans.
2o6 Chansons chimériques
Les lendemains des grands malheurs,
La maritorne et la marquise
Font offrande de leurs douleurs
A l'Oubli qui les thésaurise;
Et l'Oubli dépose en leurs cœurs,
Comme un baume qui cicatrise,
En lit épais sa cendre grise,
Les lendemains des grands malheurs.
LAURENS, éditeur, rue Richelieu, l8.