‹ Chansons chimériquesChapitre 46 sur 48 · V.'"2'(t:^''Couplpt · texte numérisé non relu

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Les Moineaux du Luxembourg 221

En le vieux jardin dont Texquise flore A pour joyaux purs : la femme et l'enfant, Des petits moineaux le vol triomphant S'aLinguit au lieu que Murger décore ; Car c'est là que ces gavroches de l'air, Pour glorifier leur frère en Bohême, Viennent gazouiller le joli poème De la Ubre vie et du rire clair !

Et le bon Murger, à ce bruit de lyre, Laisse de ses yeux, à demi voilés, Tomber sur ces gais bohèmes ailés Un regard discret, doux comme un sourire. Y perçoit-il donc un écho lointain Des éclats rieurs de quelque grisette.

Ou bien la chanson morte de Musette Qui revient bercer son sommeil d'nirain ?

Gazouillez, moineaux, pour le cher poète Qui chanta Jeunesse, Amour et Beauté, Sur le luth d'argent par Phébus prêté Aux bardes joyeux de l'humaine fête ; Pierrots, gazouillez pour ce vieil ami Dont l'âme accordée, au LA des folies, Vibra sous l'archet des mélancolies Lorsqu'il célébra la mort de Mimi !

Lancez librement vos superbes odes En le vieux jardin où, par votre voix, S'arrêtent charmés manants et bourgeois, Jolis moineaux francs, merveilleux rapsodes. En ce siècle abject de servilité.

Vous êtes les seuls vrais fils de Bohême Chantant fièrement le divin poème De l'indépendance et de la gaîté 1

LAURENS, éditeur, rue Richelieu, i8.

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