LES RUINES
A Boudouresqiie.
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Les Ruines 25
Aux sommets abrupts des coteaux S'érigent comme des tombeaux, D'antiques manoirs féodaux
Les ruines,
Et devant l'amas délaissé
De ces vestiges du passé,
Penseur, par les rêves bercé,
Tu t'inclines.
Et tu songes pieusement Qu'en cet ensevelissement Sommeille l'amoncellement
D'une histoire Que vécurent, au temps jadis, Nobles dames, fiers Amadis, Et que tu tranchas, Lachésis,
En sa gloire.
j Chansons chimériques
Poursuivant alors ton chemin, Penseur, tu te dis que l'Humain Et le Terrestre ont un destin
Périssable; Et qu'amours, richesses, beautés, Orgueilleuses félicités, Ne sont que palais enchantés
Sur le sable.
Et tu songes que les cerveaux, Donjons des pensers géniaux^ Tels les manoirs seigneuriaux
Des coUines, S'elîondrent dans le trou béant De l'impénétrable Néant Q.ue garde l'Oubli^ ce géant
Des ruines 1
Reproduction autorisée par G. ONDET, éditeur, 83, faubourg Saint-Denis, Paris. — Prix : pour chant seul, o fr. 35; avec accompagninucnt de piano, l fr.