‹ Chansons choisies de BérangerChapitre 167 sur 227 · LÉGÈRETÉ DE LISETTE · texte numérisé non relu

LÉGÈRETÉ DE LISETTE

O ma tendre musette !

Musette mes amours!

Toi qui chantois Lisette, Lisette et les beaux jours !

D'une vaine espérance Tu m'avois trop flatté :

Chante son inconstance Et ma fidélité.

C'est l'amour, c'est sa flamme Qui brille dans ses yeux.

Je croyois que son âme Brûloit des mêmes feux :

Lisette à son aurore Respiroit le plaisir :

Hélas ! si jeune encore, Sait-on déjà trahir?

Sa voix pour me séduire Avoit plus de douceur ; Jusques à son sourire, Tout en elle est trompeur :

Tout en elle intéresse Et je voudrois, hélas !

Qu'elle eût plus de tendresse, Ou qu'elle eût moins d'appas.

O ma tendre musette !

Console ma douleur ; Parle-moi de Lisette, Ce nom fait mon bonheur.

Je la revois plus belle, Plus belle tous les jours ; Je me plains toujours d'elle Et je l'aime toujours.

In Béranger's songs < Lisette ' may be taken as synonymous with ' grisette,' as this word was understood under the Empire and the Restoration. It was applied to those young 1 ouvrières,' clad in grey, whose tender if somewhat fickle heart made them not unwilling to accept the protection and share the poverty of the student of the Quartier Latin, and who are the heroines of Henri Murger's Scènes de la Vie de Bohème.

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