MON HABIT
Pour des rubans, la France entière Fut en proie à de longs débats ; 30
La fleur des champs brille à ta boutonnière : Mon vieil ami, ne nous séparons pas.
Ne crains plus tant ces jours de courses vaines
Où notre destin fut pareil ; Ces jours mêlés de plaisirs et de peines, 35
Mêlés de pluie et de soleil.
Je dois bientôt, il me le semble,
Mettre pour jamais habit bas.
Attends un peu ; nous finirons ensemble : Mon vieil ami, ne nous séparons pas. 40