‹ Chansons choisiesChapitre 128 sur 155 · LE FEU DU PRISONNIER · texte numérisé non relu

LE FEU DU PRISONNIER

D'na canton suisse, ah! voilà bien l'image: Glaciers, lorrenls, vallons, lacs et troupeaux. J'aurais dû fuir quand j'ai prévu l'orage; La liberté, 15, m'offrait le repos.

Je franchirais ces monts à crête immense, Où je crois voir nos vieux drapeaux flottants. ?Jon cœur n'a pu s'arracher à la France. 0 bon Génie, amusez-moi long-temps. •

Dans mon désert encor quelque miracle!

Génie, allons sur ces coteaux boises.

En vain tout bas on me dit: Deviens sage; Plie un genou, tes fers seront brisés.

Vous qui, bravant le geôlier qui nous guette. Me rendez jeune à près de cinquante ans, Sur ce braiser, vile un coup de baguette. O bon Génie, amusez-moi long-temps.

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(La Force.)

Air: A soixante ans il ne faut pas remeilre. Pour un captif, souvenir plein de charmes! J'étais bien jeune; on criait: ,, Vengeons-nous. „A la Bastille! aux armes! vile aux armes!'' Marchands, bourgeois, artisans couraient tous. Je vois pâlir et mère et femme et fille; Le canon grondé aux rappels du tambour.

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