‹ Chansons cruellesChapitre 12 sur 37 · LA TERRIBLE VENGEANCE · texte numérisé non relu

LA TERRIBLE VENGEANCE

Allegretto

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La terrible vengeance 7/

Lorsque tu vendis ta beauté, O femme exécrable et chérie, Je pouvais, esclave dompté.

Laisser crouler ma chair meurtrie, Aux pieds d'or de ta royauté.

Ou, de tes cheveux de féerie, Où je m'étais tant dorloté, M'éirangler, par badinerie, Lorsque tu vendis ta beauté, O femmxe exécrable et chérie.

Ou je pouvais, dans ma fureur, Abandonnant cet air timide.

Entrer mes ongles dans ton cœur, Et labourer ton sein, humide Des baisers de mon successeur.

Souiller toute ta peau flétrie,

De ma juste brutalité, Pour punir ta coquetterie, Lorsque tu vendis ta beauté, O femme exécrable et chérie.

Mais, j'aurais senti ton orgueil Se repaître de ma misère Et se délecter de mon deuil, L'éclat même de ma colère Aurait fait se railler ton œil...

J'ai ri! feignant l'effronterie :

Et, j'ai pu voir ta volonté Pleurer, rageuse, mais pétrie, Lorsque tu vendis ta beauté, O femme exécrable et chérie!

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