‹ Chansons cruellesChapitre 13 sur 37 · LE PORTRAIT · texte numérisé non relu

LE PORTRAIT

^Allegretto

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Le portrait JJ

A Georges Picard.

Ma mie avait un front tout blanc, Entre ses cheveux ruisselant.

Ma mie est morte au jour de l'an,

Landerirette.

Il neigeait par toute la plaine :

C'était comme un tapis de laine; J'en ai pris ma main toute pleine,

Landerirette.

Puis, je m'y couchai, tout du long, Et j'étais bien content, au fond.

Car, javais retrouvé son front,

Landeriron.

Ma mie avait deux grands 3^eux bleus.

Où venaient se mirer les cieux :

Les corbeaux les ont fait tout creux, Landerirette.

jS Chansons cruelles,

Alors, j'ai tué deux mésanges; Elles faisaient des bonds étranges, Comme ses cils aux longues franges,

Landerirette.

J'ai déposé leurs corps soyeux Sur la neige, et j'étais joyeux :

Car j'avais retrouvé ses yeux

Landerireu.

Ainsi que les fraises des bois, Elle eut les lèvres, autrefois :

Elles claquent comme des noix,

Landerirette.

L'enfant descendant la colline.

Chantait d'une voix argentine; J'ai pris son cœur dans sa poitrine,

Landerirette.

Le cœur sautait à se briser; Je l'ai serré pour l'apaiser :

J'avais retrouvé son baiser,

Landeriré.

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