LE PORTRAIT
^Allegretto
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Le portrait JJ
A Georges Picard.
Ma mie avait un front tout blanc, Entre ses cheveux ruisselant.
Ma mie est morte au jour de l'an,
Landerirette.
Il neigeait par toute la plaine :
C'était comme un tapis de laine; J'en ai pris ma main toute pleine,
Landerirette.
Puis, je m'y couchai, tout du long, Et j'étais bien content, au fond.
Car, javais retrouvé son front,
Landeriron.
Ma mie avait deux grands 3^eux bleus.
Où venaient se mirer les cieux :
Les corbeaux les ont fait tout creux, Landerirette.
jS Chansons cruelles,
Alors, j'ai tué deux mésanges; Elles faisaient des bonds étranges, Comme ses cils aux longues franges,
Landerirette.
J'ai déposé leurs corps soyeux Sur la neige, et j'étais joyeux :
Car j'avais retrouvé ses yeux
Landerireu.
Ainsi que les fraises des bois, Elle eut les lèvres, autrefois :
Elles claquent comme des noix,
Landerirette.
L'enfant descendant la colline.
Chantait d'une voix argentine; J'ai pris son cœur dans sa poitrine,
Landerirette.
Le cœur sautait à se briser; Je l'ai serré pour l'apaiser :
J'avais retrouvé son baiser,
Landeriré.