ATTENTE
Moderato
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82 ChaiisoJis cruelles
Quand, ô blonde et cruelle reine, Drapée, avec un fol orgueil.
Dans votre beauté souveraine, Vous ne daignez baisser votre œil, Bien que mon amour, humble et triste, Se torde à vos pieds éclatants, J'accepte votre air égoïste :
J'attends.
Et, s'il vous prend la fantaisie De descendre, jusqu'à cingler La fadeur de la poésie.
Que, pour vous, j'aime à ciseler; Très facilement, je me prête A supporter vos traits mordants; Je souffre et je baisse la tête :
J'attends.
Attente 8y
Que s'il vous faut, ô ma divine, Quelque chose pour le casser Du talon de votre bottine, Un jour de colère à passer, Vous n'avez qu'un mot à me dire; Car, mon cœur s'ouvre à deux battants, S'il peut calmer votre délire :
J'attends...
J'attends, que l'Amour enfin maître De votre corps devenu vieux, Le fasse, à mes yeux, apparaître Haillon rance et libidineux.
Pour vous recracher à la face Vos anciens dégoûts insultants, Votre orgueil et votre grimace :
J'attends!