‹ Chansons cruellesChapitre 14 sur 37 · ATTENTE · texte numérisé non relu

ATTENTE

Moderato

^hu y . J'I'^' il J->

Quand, ô blonde et cru eJ .le

rei - ne, Dra pée a - vec un fol or

-gueil

Diins vo .fre beau, té sou . ve «

i^ ^ il ==g

,rai ne Vous ne dai-gnez baisser vo

ff— g ff IT^

.treœil Bien que mon a-mour humble et

tris te Se torde à vos pieds é . cla -

tants

J'ac. cep -te votre air e' . go

is . te

j'ai - tends .

82 ChaiisoJis cruelles

Quand, ô blonde et cruelle reine, Drapée, avec un fol orgueil.

Dans votre beauté souveraine, Vous ne daignez baisser votre œil, Bien que mon amour, humble et triste, Se torde à vos pieds éclatants, J'accepte votre air égoïste :

J'attends.

Et, s'il vous prend la fantaisie De descendre, jusqu'à cingler La fadeur de la poésie.

Que, pour vous, j'aime à ciseler; Très facilement, je me prête A supporter vos traits mordants; Je souffre et je baisse la tête :

J'attends.

Attente 8y

Que s'il vous faut, ô ma divine, Quelque chose pour le casser Du talon de votre bottine, Un jour de colère à passer, Vous n'avez qu'un mot à me dire; Car, mon cœur s'ouvre à deux battants, S'il peut calmer votre délire :

J'attends...

J'attends, que l'Amour enfin maître De votre corps devenu vieux, Le fasse, à mes yeux, apparaître Haillon rance et libidineux.

Pour vous recracher à la face Vos anciens dégoûts insultants, Votre orgueil et votre grimace :

J'attends!

Page 1