‹ Chansons cruellesChapitre 16 sur 37 · In · texte numérisé non relu

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Des vam - pi

Lassé des spasmes sans plaisir, Des conquêtes, par trop faciles, Des possessions, sans désir, Et des femmes toujours dociles.

Je cherchais telles voluptés, Qu'on n'en puisse trouver de pires, A tenter les lubricités Des vampires.

Alors, j'ai pris ton corps, catin, Ton corps, glacé par les années, Flétri par le rut libertin.

Usé des débauches damnées ; Je voulais le voir se briser Et se tordre sous mon empire, Râler sous mon âpre baiser De vampire.

Vampirisme 8g

Et, dans ton esprit, je rêvais De voir fleurir la fleur sublime :

L'amour, sans les instincts mauvais, L'amour pur, naïf, magnanime.

Dans ton esprit, comme ta chair, Froid aux extatiques délires Blasé, vidé, moqueur et cher Aux vampires.

Je suis semblable aux monstres noirs, Qui s'en vont, par les nuits sans lune, Ayant les charniers pour boudoirs, Polluer la fosse commune; Parmi des ventres et des seins.

Qui s'offrent, avec des sourires.

Gavant leurs appétits malsains :

Les vampires.

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