‹ Chansons cruellesChapitre 17 sur 37 · W ^,H ">' VI T'^UF · texte numérisé non relu

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Dans ta prunelle, aux taches d'or, Où luit une flamme câline, On pressent le fauve qui dort, La femme à l'allure féline, La chatte, au souple enroulement, Q.u'un rien distrait, qu'un rien irrite, Guettant continuellement Hypocrite.

Tu chantonnes pour m'étourdir, Tandis que ton œil me surveille, Et je te vois prête à bondir, Lorsque tu crois que je sommeille.

Au pli de ton front important.

Je devine ce qu'il médite Et je prévois, ce qu'il attend, Hypocrite.

Hypocrisie 95

Tu voudrais me précipiter Sous le plomb lourd de ton empire, Et je sens sur moi s'agiter De lentes ailes de vampire; Mon esprit se trouve noyé Dans le noir cauchemar, qu'abrite Leur vol largement éployé.

Hypocrite.

Mais, quand tout te semblera mûr.

Pour t'arracher à tes paresses, Quand tu croiras ton crime sûr, Avant même que tu te dresses.

Je t'arrêterai, d'un seul doigt, Comme ta faiblesse mérite :

Gar, je suis, encor plus que toi, Hypocrite.

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