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loô Chajisons cruelles
Puisque tu m'as pris pour amant, Afin de chatouiller tes vices, Il faut, jusqu'au dernier moment, Subir désormais mes caprices.
Je suis un misérable gueux, Un vagabond, un pauvre hère; Mais, j'ai des appétits fougueux, Ma chère.
Je passais, sifflant ma chanson.
L'œil vif et le cœur point morose Il paraît qu'il plut, le pinson, Et la cage était en chair rose; Mais, puisque tu voulus donner Un déjeuner, de bonne chère; Je m'invite pour le dîner, Ma chère.
Fierté ^ loy
Dès lors que j'ai tout possédé, Il est clair que je suis le maître.
Ta chair ayant déjà cédé, Il faudra toujours la soumettre :
J'ai deux poings durs et très nerveux Dont la caresse, peu légère, Sait démontrer ce que je veux.
Ma chère!
J'ai la peau rude et les os lourds ; Mais je n'y vois rien qui te blesse, Quoique couchant dans le velours.
Et sortant de haute noblesse.
Comme tu cueilles le passant.
Tu n'as pas le droit d'être fière :
Nous sommes nés d'un même sang, Ma chère !