‹ Chansons cruellesChapitre 37 sur 37 · AVATAR · texte numérisé non relu

AVATAR

^•Lar2:e

i! gr FI''- ir pr nr-rM

y^,7 II faut oubli, er les baisers de fiè vres

^' r [? r piJ.p. If ^ r P^^

Par qui j'aisouf f<rt Et tes spasmes fous •

qui brûlaient mes le- vres Ain- si qu'un en . fer.

2/6 Chansons douces

■ A Georges Boyer.

Il faut oublier les baisers de fièvres.

Par qui j'ai souffert, Et tes spasmes fous qui brûlaient mes lèvres,

Ainsi qu'un enfer.

Quand le plaisir meurt, la débauche lasse

Et le dégoût suit.

Laissons les débris du verre qui casse,

Fuyons ce qui fuit.

Je voudrais t'aimer d'un amour candide,

Naïf, ingénu, Dont la chasteté neuve et très timide

Ait peur d'un sein nu.

Avatar 2iy

L'amour d'un enfant, qu'une brise enivre, Qu'un rien fait changer.

Qui, par la nuit tiède, est heureux de vivre. Sans même y songer.

L'amour hésitant d'une vierge blonde Au milieu des fleurs,

Qui pâme à sentir un lilas, qu'inonde La rosée en pleurs.

L'amour, qui sourit d'un bouquet qui sèche.

D'un ruban fané L'amour que le stupre, à la langue rêche,

N'a point profané.

Page 1