‹ Chansons cruellesChapitre 7 sur 37 · LE BOUCLIER EN PEAU DE FEMME · texte numérisé non relu

LE BOUCLIER EN PEAU DE FEMME

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Le boiLclîer en peau de femme 41

Bertrand, quand expira sa belle, Coupa, pour ne pas l'oublier.

Sa peau, des seins jusqu'à l'aisselle.

Et la mit sur son bouclier.

La fixa comme une conquête, Par des clous d'or et de diamant, Plaça le tctin sur le faîte :

La morte suivit son amant.

Alla par les champs de bataille.

Au galop de son destrier.

Donna des coups d'estoc, de taille, Debout, sur le large étrier.

Les espadons, les traits, les lances Rebondissaient indolemment.

Usant en vain leurs violences :

La morte sauva son amant.

Et rencontra Hilda la douce, Hilda la blonde, à Toeil hardi. S'assirent tous deux, sur la mousse; Aux branches, l'arme suspendit.

Comme il baisait sa bouche tiède.

Le bouclier, subitement, Sur leurs têtes tomba tout raide :

La morte a tué son amant.

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