‹ Chansons cruellesChapitre 8 sur 37 · REPRÉSAILLES · texte numérisé non relu

REPRÉSAILLES

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Au marquis de Barrel de Pontevés.

Ma maîtresse a bien cinquante ans, Tout un passé de vie infâme, Des rides et des cheveux blancs ; Je la hais de toute mon âme.

Ma maîtresse a bien cinquante ans.

Mais, j'aime à voir, tout haletants.

Ses seins, qu'ont déserté les charmes, Et ses yeux vagues, tremblotants Sous le poids des amères larmes.

Ma maîtresse a bien cinquante ans.

J'accable, de mots insultants, Sa beauté, maintenant flétrie.

Et je méprise les restants.

Qu'elle offre, avec afféterie.

Ma maîtresse a bien cinquante ans.

Représailles 4J

Je lacère, à coups persistants, Son cœur, crevé par la souffrance Et je ris bien fort, en dedans, Tant je savoure ma vengeance.

Ma maîtresse a bien cinquante ans.

Car, j'ai souffert, aux anciens temps, Des griffes de plus d'une belle.

Et veux, de fouets éclatants.

Cingler, pour toute la séquelle.

Ma maîtresse a bien cinquante ans.

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