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Chansons d'amant

A Vextrême terre près de la grève, le château dam la brume : de la plane terrasse teintée de lune et comme vide de présence, vers qui pourrait entendre,

I E VKILT.BUR DES TOURS Clame

Les pleurs de ta passion

parent les collines

des péristyles des nouvelles Sions

et des nuages plaquent leurs adhésions

Teintée de fleurs et d'aube et du sang des victimes la paroi du désert écartèle les trophées opimes des lunes de tes rêves et des soleils de tes sommeils

Les tentes dépliées au pied des caravanes les étriers coruscants jetés dans la poussière et le bruit du galop exhilarant dans la savane s'apaisent vers les deuils des poussières premier

Chansons d'aniant

L'ancre languit au promontoire,

les démiurges des histoires

planent au miroir de la mer plane

c'est ici le songe éternel du silence

le repos du sommeil éternel sans semblances

Les prodromes et les hypostases meurent au pied du roc crénelé la mer des blondes ténèbres éploie ses hydres annelés la mémoire est en deuil de la Nixe et de la Sirène la mémoire est en souffrance du quelconque qui pleure au seuil ; ici c'est le palais des repos de la reine

Belligère d'émoi loyal

Jeune page aux lèvres loyales

Jongleur a la chanson joviale

piéton des chemins d'idéal vêtiez à la cité qui meurt ses agonies d'insomnie ensevelie venez aux demi-morts, aux retranchés, aux proscrits , aux proscrits scellés aux gîtes irréalisables, venez

Passant, Roi de fortune, Éphémère, Thyrse des douleurs Cavalier des ardeurs, Retire des baisers, Jongleur sotnnambule à la voix morte du veilleur à la voix fantôme die la corne qui ulule accourez, accourez venez, venez

La belle au château rêvant

Toutes roses du Farsistan et les bassins qui chantent la joie continuelle et les mosaïques aux lucioles perpétuelles et le vin de la chimère et le vin de mai et le jubilé des printemps attendent la lassitude de tes pas

Dans le repos des parfums, dans le trépas renouvelé tu goûteras la fête résurgente et vivace tu trouveras la trace éparse des derniers élans de ta race l'illusion te dira les dominations

Les langueurs des harmoniques meurent au pied du roc crénelé viens aux réduits, viens aux baisers, viens aux morts partagées

Une voix saille de l'horizon Ah, des sources inconnues pour y tremper mes mains malades je suis le frère aigri des crépuscules similaires

le frère des spectres inconsolés ainsi les Danaïdes et le marin d'Ithaque qui souffrit aux plages arides ou le dompteur des taureaux enragés du rouge de ses lèvres

J'ai perdu ma force à sa faiblesse.

Sirène, la dernière à la voix de la première

j'erre aux mirages des paijsages répercuteurs de ta lumière,

ô toi qui lum-inas ma vie et ma détresse

de ton port irradié des flottes des désirs pavoises

j'ai cargué la voile de la tartane aventurière

et par les flots de nos douleurs abandonnées, je vais

Brèves sont les douces terres lentes sont les mers l'amer passé délétère gît à mon diaphragme amer

Brève est la colline si lente est la plaine brève est la clairière si lente la lapide

Par delà la colline et par delà la plaine pas sur pas, coupe sur coupe, dans l'infini de ton haleine je vais ma marche prisonnière

Mon bon cheval des luttes est mort le long des grèves ma compagne mémoire s'est assoupie de rêve sans trêve mon glaive s'est brisé contre Vécu du chevalier-frère mon bouclier je l'ai laissé aux chanteuses de la taverne ah ! des sources méconnues pour en onder mon front malade et des seins portraits des siens pour que ma lèvre hiverne

Vers des cloches argentines

Vers des lèvres matu tines . . .

Porche inconnu peut-être asyle de celle qu'on destine au misérable fils inéluctable des héros peut-être ayant vaincu la menace de tes créneaux verrai-je un sourire épanouir la fête de mourir au pèlerin des morts d'aimer, -opposez vos haches et vos carreaux

La belle au château rêvant

Qui que tu sois, gardien du fort qui que tu sois, marin du promontoire descends tes pas armés le long des forteresses le maître des douleurs transgressera ton territoire

La voix du veilleur des tours s'élève

Que la herse se lève pour l'accueil Passant qui lamentez votre âme sur le seuil laissez-vous guider par la main consolatrice allez vers les parvis des voix évocatrices

Et dès le vestibule, aux pas fiévrevx du pèlerin, se dressent voilées de noir

DBS DAMES ; L'UNE dit

A h que bégaiera ta parole si l'indicible vient à toi

Les chars se meuvent sous tes paupières

des chariots de guerre et des tours de yierre

et les pleurs lents de la blessure rouge

saignent aux bouges fréquents de toi

mais la désirable fièvre qui se meut aux incertains émois !

J'ai su tes soirs vrillés de timbres impersonnels

aux voix d'on ne sait oU, tes rébellions

et quand tu pantèles aux griffes insatiables du lion perennel

tes adieux monochordes aux soirs soudains des Sions

aux soirs immédiats des repercutables Sions

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La cité q^ui flotte à tes heures seules

la cité qui pleure ses pauvres sous ton front

et le dédale des palais seuls

et les âmes résonnant aux marteaux des forgerons

invisibles les âmes, cœurs et cribles et cibles aux flèches des tueurs de monstres de ton front,

En quel oubli prof ond la désirable fièvre qui vient naître à tes crépuscules profonds

Dans la nuit aromale des zones perceptibles

ah! cœur dormant au fond de ton cœur perceptible

Toi qui trembles aux pas légers le long des Babels de ton rêve chercheur de passés quis'oripent en avenir régresse, et dans toi-même cherche le devenir éveille la lancinante dormeuse hantante de ton rêve

Frère, la liqueur d'or qui pavoise, dore et décore l'absence incertaine de qui s'est tapie là et la perpétuelle et fausse présence du me voilà cherche-la datis les mines profondes que l'inscience de tes moments scella — régresse, au plus prof ond porte tes pas

Vers le pèlerin, une autre dame s'avance et dit

La belle au château rêvant

Bans les jardins de la chimère mille plaintes aux téréUnthes

mille 'plaintes amères à la seule douleur de la chimère Bans les jardins de la chimère mille morts aux sycomores

à la seule mort des désirs gerbes au jardin de la chimère Griffes en colliers larmes en perles agonies des roses!

» j'ai su que la chimère lacessée

la chimère étranglée des colliers éperle aux passants ses perles et dédie les roses aux pays de mort Bans des pays d'été charnel des pays éclatants que voilent des branchages va chercher le renouveau des âges et les cœurs des roses au parfum perennel le parfum des fleurs au toujours présent rituel

Les caravanes tympannonnent.

Les filles mates ^ qui dansent et donnent rejoins-les aux détours sinueux de la route

ici c'est la prison, et le lierre primordial des erreurs que les chèvres broutent entends dans l'horizon l'appel des tympanons

A la cendre éteinte des regards pourquoi chercher tes survivances la tête en larmes de tes nuits la fleur écarlate de tes songes le dôme de soir du cher mensonge dévalent au fleuve de vie

Regarde fuir et vois gésir

Le Pèlerin passe, mais dans la salle obscure où sous le dôme aux contours in> perceptibles seul s'aperçoit dressé comme un catafalque le lit de la Belle, LE MAGE Varrête

Soleil, morne soleil, horaire défaillance

Astre de la nuit, tremblotantes lumières, astres de désastres

Face décapitée de la lune, une et spectrale

Ténèbre astrale, ah corps blessé, heure sans vaillance

Colonnade de pilastres oii s'émeut le vent des désastres Gîte de l'accueil et de l'emblèm,e, tour centrale

Les passés voilent vos i aux yeux intérieurs du

Qu'est devenu le doigt qui montrait V aurore la torche des soirs vacillant sur le livre

La belle au château rêvant

la danse, spirale des regards et qui enivre ,

les corps se sont perdus et l'âme meurt encore

Frère des lointains

tes pas incertains

sur les sables du lendemain

la méprise de ton caprice

vers la louange impératrice d'un corps acquiesçant sa lumière et ses divans blancs

vers ta douleur vocératrice ce serait dans les soirs des mondes jeunes de vivre

le simple et pur élan mais le mensonge ici panse ses cicatrices

Les vagues des souffrances

se sont am,oncelées

des stalactites ont filtré

du dôme en joie, du Mme en pleurs, vers le silence

les pleurs sont la langue où se sont rencontrés

les retours muets d'étranges contrées

Couche tes pas arides dans la nuit sans ride vers la nuit sereine étends tes paumes suppliantes vers la nuit sans demain, lourde de rêve d'étoiles reines apaise tes genoux et tes oreilles oubliantes

Vers lui ho^s du fantomal mond? hanteur de la salle, s'avance un

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