‹ Chansons d'un passant. Introd. par Joseph AgeorgesChapitre 24 sur 82 · FOLLE GAITE · texte numérisé non relu

FOLLE GAITE

Ma foi ! J'ai ri. La chose est drôle. Elle était belle : Je l'aimais follement. Un jour elle partit. Je l'aime encor. Il a du cœur et de l'esprit : Je l'aimai tout d'abord et suis resté fidèle.

Or, un soir, après longs entretiens, il me dit : (( Venez donc avec moi souper. Vous verrez celle Que j'aime. » Sans penser j'y vais. On m'introduit... Il est bien entendu, parbleu! que c'était elle!...

Ah ! l'on s'en est tiré galamment. Le repas

Fut très gai. Point de gêne entre amis, n'est-ce pas ?

D'amour et d'amitié l'on goûta tous les charmes.

Personne ne fut sombre, ironique ou sournois.

Ce fut à qui rirait le plus fort de nous trois.

Entre nous, je crois bien que j'ai ri jusqu'aux larmes.

19 dccembrî 1872.

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