‹ Chansons d'un passant. Introd. par Joseph AgeorgesChapitre 66 sur 82 · LA MAIN · texte numérisé non relu

LA MAIN

J*ai baisé sa main, sa main douce et fine, Qui s'abandonnait en tremblant un peu : Abeilles des bois, Beurs de la ravine, Dites-en un mot, je vous prie, à Dieu.

Dites-lui qu'il fit de bien douces choses, D'odorantes fleurs, des fruits savoureux, Des lis et du lait, du miel et des roses Et des eaux fuyant sous les bois ombreux

Et mille douceurs où sont mille ivresses. Fraîcheurs de cristal, blancheurs de satin, Et rayons du soir qui sont des caresses. Et parfums qui sont zéphyrs du matin ;

Et qu'on le bénit pour l'odeur exquise De la violette emmi les buissons,

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