‹ Chansons d'un passant. Introd. par Joseph AgeorgesChapitre 7 sur 82 · SOURD-MUET · texte numérisé non relu

SOURD-MUET

Merci pour ton bon souvenir, Merci pour ton amitié pure, Merci pour ta douce peinture De beaux jours lents à revenir.

Tu me prouves que la nature Sait mieux pardonner que punir.

Et que nous devons la bénir Même quand sa loi semble dure ;

Car même à ceux que le malheur A frappés depuis leur naissance Elle montre encor sa douceur.

Sa mystérieuse puissance Condamne la bouche au silence Pour mieux faire parler le cœur.

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