SOURD-MUET
Merci pour ton bon souvenir, Merci pour ton amitié pure, Merci pour ta douce peinture De beaux jours lents à revenir.
Tu me prouves que la nature Sait mieux pardonner que punir.
Et que nous devons la bénir Même quand sa loi semble dure ;
Car même à ceux que le malheur A frappés depuis leur naissance Elle montre encor sa douceur.
Sa mystérieuse puissance Condamne la bouche au silence Pour mieux faire parler le cœur.