‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 15 sur 206 · LE PRINTEMPS ET L'AUTOMNE · texte numérisé non relu

LE PRINTEMPS ET L'AUTOMNE

Air:

Deux saisons règlent toutes choses , Pour qui sait Tiyre en s'amusant :

Au printemps nous devons des roses , A l'automne un jus bienfaisant.

»9 Les jonn croietent , le coBvr t^éreUle ; On fait le TÎn quand ik sont conrts.

An printemps , adieu la bouteille !

En automne , adieu les amours !

Mieux il Tandrait unir sans doute

Ces deux penchatas faits pour charmer ;

Hais pour ma santé je redoute

De trop boire et de trop aimer.

Or la sagesse me conseÔle

De partager ainsi mes jours :

Au printemps , adieu la bouteille !

En automne y adieu les amours !

Au mois de mai , j^ai tu Rosette , Et mon cœur a subi ses lois.

Que de caprices la coquette M'a fait essuyer en six mois !

Pour lui rendre enfin la pareille , Pappelle octobre à mon secours.

Au printemps , adieu la bouteille !

En automne , adieu les amours !

Je prends , quitte et reprends Adèle , Sans façon comme sans regrets Au revoir , un jour me dit-elle ; Elle revint long-temps après.

Pétais à chanter sous la treille :

ihl dis-je, Tannée a son cours, in printemps , adieu la bouteille !

En automne , adieu les amours.

ao Mais il est une enchantereBse ai change à ton gré mes plaisir», vin elle excite rivrease , Et maîtrise jusqu^aux désirs.

Pour elle ce n'est pas merveille De troubler Tordre de mes jours , Au printemps , avec la bouteille , En automne , avec les amours.

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