PREFACE
jiir du vaudeville de Pré?ille et Taconnet, ou des Chevilles de maître Adam.
Allex j enfans , nés sous un autre règne : - Sous celui-ci , quittez le coin du feu. Adieu ! partez , bien que pour vous je craigne
* Cette chanson se trouvait la première du volume des Chansons no0vsli.xs.
Certaines cens qui pardonnent trop pea.
On m'a cné : L'occasion est bonne, Tous les partis rapprochent leurs drapeaux. Allez , enfans j mais n'éyeilleK personne : Mon médecin m'ordonne le repos.
Pour Tos aînés que de pas et d'alarmes ! J'ai TU Thémis m'ôter mon plus doux bien : Car en prison le sommeil est sans charmes : Près du malheur on ne dort jamais bien. JVntends encorle verrou qui résonne, Et dans ma main fait trembler mes pipeaux. Allez, enfans; mais n'éveillez personne : Mon médecin m^ordonne le repos.
Si l'on disait : La gaité vous délaisse , "Vous répondrez (et pour moi j'en rougis) ; » De notre père accusant la faiblesse, » Les plus joyeux sont restés au logis. » Ces égrillards iraient, d'humeur bouffonne, Pincer au lit le diable et ses suppôts. Allez , enfans ; mais n'éveillez personne : Mon médecin m!ordonne le repos.
Tous passerez près d'une ruche pleine , D'abeilles, non: mais de guêpes, je crois. Ne soufflez mot ; retenez votre haleine ; Tremblez, enfans, vous qui jurez parfois! Le dard caché, qu'à ces guêpes Dieu donne, A fait périr des bergers , des troupeaux. Allez , enfans j mais n'éveillez personne : Mon médecin m'ordonne 1© rcpop.
35i Petits PoncetB de la littérature , SHl vient un o^, évitez bien sa dent ; Ou , s'il s'endort , dérobez sa chaussure. De s'en servir on peut juger prudent.
Non : qu'ai-je dit ? Àb ! la peur déraisonne , Tous les partis rapprochent leurs drapeaux ; Allez , enfans j mais n'éveillez personne : Mon médecin m'ordonne le repos.