‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 167 sur 206 · LA SYLPHIDE · texte numérisé non relu

LA SYLPHIDE

Jir i Je ne sais plus ce que je veux.

La raison a son ignorance ;

Son flambeau n'est pas toujours cUir.

Elle niait votre existence ,

Sylphet charmant, peuple d« Pair.

Mais , écartant sa lourde égide y Qai gênait mon œil cnrienx , J*ai vu naguère une Sylphide.

Sylphes légers, soyet mes dienx.

Oui y TOUS naitaex an aein des roses, Fils deVÀurore et des Zéphyrs; Tos hrillantes métamorphoses Sont le secret de nos plaisirs.

D^un souffle TOUS séchez nos larmes , Tous épurez Pazur des cieux ^ J^en crois ma Sylphide et ses charmes.

Sylphes légers , soyez mes dieux.

Pai deriné son origine, Lorsqu^an hal ou dans un banquet, Pai TU sa parure enfantine " Plaire par ce qui lui manquait.

Ruban perdu , boucle défaite ; Elle était bien , la Toilà mieux.

Cest de tos sœurs la plus parfaite.

Sylphes légers , soyez mes dieux.

Que de grâce en elle font naître Yos caprices toujours si doux !

C'est un enfant gâté , peut-être , Mais un enfant gâté par tous.

Pai TU, sous un air de paresse, L'amour réTCur peint dans ses yeux.

Vous qui protégez la tendresse , Sylphes légers, soyet mes dieux.

Mais son aimable enfantillage Gaclie un esprit anssi brillant Que tous les songes qu^au bel âge Tous nous apportez en riant.

Du sein de viTes étincelles , Son Yol m^élevait jusqu^aux cieux ; Tous , dont elle empruntait les ailes , Sylpbes légers, soyez mes dieux.

Hélas ! rapide météore ,

Trop vite elle a fui loin de nous.

Doit-elle m^ apparaître encore !

Quelque Sylphe est-il son époux?

Non, comme Pabeille , elle est reine

D^un empire mystérieux ;

Yers son trône un de tous m^entriune.

Sylpbes légers , soyez mes dieux.

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