‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 176 sur 206 · LES SCIENCES · texte numérisé non relu

LES SCIENCES

Atr:

Fatigué dei ol^rtés confuses Qui m'ont ég .ré bien souTent , J'allais bannir amours et muses; Pallais Touloir être sayant.

Mais quoi ! pour une ame incertaine, La science est d'un vain secours.

Gardons Lisette et La Fontaine; Muses 9 restex; restez y amours.

La nature était mon Àrmide ; Dans ses jardins j'errais surpris.

Mais un cbimiste moins timide Règne en vainqueur sur leurs débris. Dans son fourneau rien qu'il ne jette : Des gat il poursuit le concours.

Ma fée y perdrait sa baguette \ Muses , restez ; restez, amours.

Fai regret aux contes de yieille , Quand un docteur dit qu'à sa voix Les morts lui Tiennent à l'oreille De la rie expliquer les lois.

De la lampe il voit la matière , Les ressorts, le fond , les contours ; Je n^en yeux Toir que la lumière.

Muses, restes \ restez , amours.

Enfin aux ealenls qa^on enUne Si les cieiuL n^obéissaient pag :

Plut d^lne erreur passe et repasi»

Entre les branches d^un compas.

Un siècle a changé la physique ^ Nos temps sont féconds en retours.

Je crains que le soleil n^abdique , Muses , restes ; restes , amours.

EniTTons-nous de poésie, Nos cœurs n^en aimeront que mieux.

Elle est un reste d^ambroisie , Qu'aux mortels ont laissé les dieux.

Quel est sur moi le froid qui tombe ? Cest le froid du soir de mes jours.

Promettes un rère à ma tombe.

Muses, restes; restex, amours.

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