L'ÉPÉE DE DAMOCLÈS
Air: A soixante ans, etc.
De Damoclès Tépéc est bien connue ; £n songe , à table , il m'a semblé la Toir.
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Sous cette épée et menaçante et nue, Denis PÀncien me forçait à m^asseoir.
Je m'écriais : Que mon destin s'achère , La coupe en main, au doux bruit des concerts. 0 rieiix Denis , je me ris de ton glaire ^ , Je bois j je cbante, et je siffle tes vers.
Serrei, disais-je à messieurs de la bouche : Terset ! Tcrsez ! messieurs du gobelet. Malheur d'autrui n'est point ce qui te touche, Denis sur moi fais donc rite un couplet. Ton Apollon à nos larmes fait tréye :
11 nous égaie au sein d'affreux revers. 0 yieux Denis , je me ris de ton glaive. Je bois , je chante , et je siffle tes vers.
Fuisqu^à rimer sans remords tu t'amuses , De la patrie écoute un peu la voix :
Elle est, crois-moi , la première des muses, Mais rarement elle inspire les rois.
Du frêle arbuste où bout sa noble sève , La moindre fleur parfume au loin les airs. 0 vieux Denis , je me ris de ton glaive, Je bois , je chante , et je siffle tes vers.
* Denis l'Ancien , tyran de Syracuse , était, comme on sait , un métromane déterminé : il envoyait aux carrières ceux qui ne trouvaient pas ses vers bons. Quant a l'histoire du festin de Damoclès, elle est trop connue pour qu'il soit besoin de la rapporter ici.
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Tu crois du Pinde aToir conquis la gloire , Quand ses lauriers, de ta foudre encor chauds, Tout , à prix d'or , te cacher à Thistoire , Ou balayer la fange des cachots.
Mais, à ton nom , Clio , qui se sonlère, • Sur ton cercueil tiendra peser nos fers. 0 -vieux Denis, je me ris de ton glaire , Je bois , je chante , et je siffle tes rers.
le du mépris la haine au moins me sauTe , it ce bon roi , qui rompt un fil léger : Le fer pesant tombe sur mon front chaure, Pentends ces mots: Denis sait scTenger.
Me voilà mort , et , poursuivant mon rére , La coupe en main , je répète aux enfers : 0 vieux Denis , je me ris de ton glaive } Je bois, je chante, et je siffle tes vert.