LA COURONNE DE BLUETS
Jir .' J'ai Tii partout dans mes voyages.
Du ciel j'arrive, et mon voyage Nous épargne à tous bien des pleart.
Beauté folâtre autant que sage , Ne joues plus avec des fleurs.
Sachez qu^hier , la panse ronde , Et Tœil obscurci par Bacchus, Jupin a cru , dans notre monde , Toir une couronne de plus.
A la colère il s'abandonne :
(( L'abus , dit-il , devient trop fort.
Encore un front que l'on couronne , Quand le faiseur de rois est mort.
Sur ce front lançons mon tonnerre j Du faible enfin vengeons les droits.
Je veux voir un jour sur la terre, Les rois sujets , les sujets rois. »
Dans son conseil alors j'arrive :
(Où les rimeurs n'entrent-ils pas ! ) En joue il tous met sans qui vive j
Mais je l'abonle chapeau baa :
(( Japin , de ton arrêt j'appelle.
Ta balance et tes poi^â sont £aiiz.
Ta cour de justice étemelle À-t-elle eu ses gardes-des-scean^?
n Braque tes lunettes , Tiens sire, Sur le front couronné par nous ; De la candeur cVst le sourire , De la bonté c'est Tœil si doux.
Lorsque les carreaux de son foudre Chez nos sourds passent pour muets , Jupin ne meltrait-il en pondre Qu'une couronne de bluets? »
u Ob ! ob ! ditril; qu'allais>je faire! Ailleurs frappons , mon foudre est cbaud. — Frappe } mais sur notre hémisphère Vise donc plus bas ou plus haut. »
Heureux d'ayoir su tous défendre, J'accours des célestes donjuns j Quant à Jupin , je Tiens d'apprendre Qu'il a foudroyé deux pigeons.