‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 186 sur 206 · LES HIRONDELLES · texte numérisé non relu

LES HIRONDELLES

Jir de la romance de Joseph.

Captif au riyage du Maure, Un ^errier , courbé sous ses fers , Disait ; Je vous revois encore , Oiseaux ennemis des kiTers.

Hirondelles , que Fespérance Suit jnsqu^en ces brulans climats , Sans doute tous quittez la France j De mon pays ne me parlezr-yous pas ?

Depuis trois ans je tous conjure De m^apporter un'souvenir Du yallon , où ma vie obscure Se berçait d'un douxavenir.

Au détour d'une eau qui chemine À flots purs, sous de frais lilas.

Vous ayez tu notre cbanmine ; De ce yallon ne me parlezr-yous pas?

L'une de yons peut-être est née An toit où j'ai reçu le jour.

Là, d'une mère infortunée Tous ayez du plaindre l'amour.

Mourante , elle croit à tonte henre Entendre le bmit de mea pas :

Elle écoute , et pub elle pleure.

De son amour ne me parlez-TOua pat ?

Ma sœur est-elle mariée?

ÀTex-TOUs TU de nos garçons La foule aux noces conyiée , La célébrer dans leurs chansons?

Et ces compagnons du jeune âge Qui m^ont suivi dans les combats y Ont-ils revu tous le village?

De tant d'amis ne me parlez-vous pas ?

Sur leurs corps , l'étranger peut-être Du vallon reprend le chemin :

Sous mon chaume il commande en maitre De ma sœur il trouble Phymen.

Pour moi , plus de mère qui prie , Et partout des fers ici-bas.

Hirondelles de ma patrie , De ses malheurs ne me parlez-vous pat ?

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