LETTRE A SOPHIE
Air de la Bonne Vieille , de B. Wilhem.
11 vient de toi , ce cacliet où le lierro Serpente en or , symbole ingénieux f Gacbet où Vart a gravé sur la pierre Un jeune Amour au doigt mystérieux :
n est sacré : mais en vain , ma Sophie , À ton amant il oiEre son secours :
De son pouvoir ma plume se défie.
Pins de secret , même poui les amours !
Pourquoi , dit-tn , ti loin de ton unie , Quand une lettre adoucit set regrets , Pourquoi penser qu^une main ennemie Brise le dieu qui scelle nos secrets ? Je ne crains point qu^un jaloux en délire , Jamais , Sophie , à ce crime ait recours. Ce que je crains je tremble de Técrire. Plus de secret même pour les amours!
n est, Sophie, un monstre à l'œil perfide,
Sui de Yenise ensanglanta les lois :
tend la main au salaire homicide , SoufSe la peur dans Toreille des rois ; n yeut tout Toir , tout entendre , tout lire ; Cherche le mal et Tinvente toujours j D^in sceau fragile il amoUit la cire/ Plas de secret même pour les amours !
Ces mots tracés pour toi seule, ô Sophie , Son œil affreux ayant toi les lira.
Ce qu^au papier ma tendresse confie Ira grossir un complot qu'il yendra.
Ou bien , dit-il , de ce couple qui s'aime , Liyronsla yie aux sarcasmes des cours, Et déridons l'ennui du diadème.
Plus de secret, même pour les amours !
Saisi d'effiroi je repousse la plume Qui de l'absence eût charmé la douleur. Pour le cachet la cire en yain s'allume. On le rompra ^ j'aurai fait ton malheur. Par le grand roi qui trahit La Tallière j
Ce làclie almt fat transmit à nos jonn : Cœnrs amoureux , maudissez sa poussière.
Plus de secret, même pour les amours !