‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 189 sur 206 · LA JEUNE MUSE · texte numérisé non relu

LA JEUNE MUSE

RÉPONSE A DES COUPLETS QUI M'OITT ÉTÉ ADRESSÉS PAR MADEMOISELLE***, AGEE DE 12 ANS.

Air: Où s'en ▼ont ces gvis bergers?

Potir les Ters , quoi ! vous quittez

Les plaisirs de rotre âge î Ma muse, que vous flattez ,

Aux amours rend hommage.

Ce sont aussi des enfans

A la Toix séduisante :

Mais, hélas! tous n'avez que douze ans ,

Et moi j'en ai quarante!

Pourquoi parler de lauriers?

De pleurs on les arrose.

Ce n'est point aux chansonniers

Que la gloire en impose.

La fleur, orgueil du printemps,

Est le prix qui nous tente.

Mais , hélas 1 tous n'A««it que douze ans ,

Et moi j'en ai quarante !

Jeune oiseau , prenez l'essor, Égayez le bocage.

4'6 Pur des ehanUplas doux eneor

Brilles dans tdiii antre âge.

De les inspirer je sent

Combien Tcspoir m'encliante.

lfaiS| bêlas ! tous n'ayez que douxe i Et moi j'en ai quarante !

De me couronner de fleurs ,

Oui, TOUS perdrex Penrie.

Sous des 4ebors plus flatteurs

Tous Terre* le génie.

Poissiex-Tous pour mon encens

Être alors indulgente.

Mais à peine tous aurez TÏngt-ans

Que j'en aurai cinquante.

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