‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 19 sur 206 · DES DEMOISELLES · texte numérisé non relu

DES DEMOISELLES

Air i Tn la la, t'Amonr est là.

Le bel instituteur de filles Que ce monsieur de Fénélon !

Il parle de messe et d'aiguilles ; Maman , c^est un sot tout du long.

Concerts , bals et pièces nouTeUes , Nous instruisent mieux que cela.

Tra la la la , les demoiselles , Tra la la la , se forment là.

Qu'à broder une autre s'applique; Maman , je yeux au piano , Atcc mon maître de musique | D'Àrmidc cbanter le duo.

Je crois sentir les étincelles De l'amour dont Renaud brûla.

Tra la la la , les demoiselles , Tra la la la , se forment là.

Qu'une autre écriye la dépense ; Maman , pendant une heure ou deux , Je yeux que mon maître de danse M'enseigne un pas yoluptueuxC Ma robe rend mes pieds rebelles :

Un peu plus haut rcleyons-la.

Tra la U la, let demoiselles , Tra la la la, se fonnent li.

Que sur mes sœurs une autre yeille; Maman , je veux mettre au salon.

Dé)& je dessine à merreille Les contours de cet Apollon.

Grrand Dieu, que ces formes sont bdles ! Surtout les beaux ntwque Toilà !

Tra la la la , les demoiselles, Tra la la la , se forment là.

Maman , il faut qu'on me marie , La coutume ainsi Tezigeant.

Je t'ayoùrai , ma chère amie.

Que même le cas est urgent.

Le monde sait de mes nouyelles, Mais on j rit de tout cela. Tra la la la, les demoiselles, Tra la la la, se forment là.

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