‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 2 sur 206 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

(«oTjocBKs i8i5.)

PoDXQvoi let libraires ne ceateat-ilt d/9 Tonloir des préfaces , et pourquoi les iectsara ont-ils cessé de les lire ? Oa agite tous les jours , dans de grsTes assemblée | noe £imle de questions bien moins importantes qm oelle-ci \ et je me propose de la résoudre dans TU ooTrago en 3 toI. in-So, q«i , si l'on en permet la publication, pourra amener la rétotatù de plusieurs abus très-daogenax. Foseé| en attendant, de me oonformer à l'usage , je me «veusnis la tête , depuis un mois, pour trouTer le moyen de dire au public, qui ne s'en soucie guère, qn^ajant fait des obansons, je prends le parti de les faire imprimer. Ls Bourgeois- Gentilhomme, embrouillant son compliment à la belle comtesse , est ■oins e&arrassé que je ne Téuis. J'appeUif mes «mis à mon aide j et Pun deux , profond émdit, Tint, il y a quelques jours , m'oflnr, pour mettre en tête de mon recueil, nne disscrtatiom qu'il trouTO excellente, et dans lafndle il pionTe que les ûonfitmê, les fari* rgdtmd4, l«s tofurékurtbo , et tant d'antres icfinÎBj qui ont eu le privilège de cliarmflr ■es pères , dérirent du grée et de rkébreu.

Quoique je tois ignQrant comme un chansonnier, j'aime beaucoup les traits d'érudition. Encbanté de cette dissertation , je me préparais à en faire mon profit , ou plutôt celui du libraire , lorsqu'un autre de mes amis , car j'ai beaucoup d'amis ( c'est ce qu'il est bon de consigner ici , attendu que les journaux poui^ ront faire croire le contraire) ; lorsque, disje, un de mes amis , homme de plaisir et de bon sens , m'apporta , d'un air empressé , un chiffon de papier trouvé dans le fond d'un TÎeux secrétaire.

C'est de l'écriture de €ollé ! me dit-il du plus loin qu'il m'aperçut, u J'ai confronté ce n fragment avec le manuscrit des mémoires » du premier de nos chansonniers , et je vous )i en garantis l'authenticité. Tons Terres , en n le lisant , pourquoi il n'a pas trouvé place n dans ees mémoires , qui ne contiennent pas M toujours des choses aussi raisonnables. i>

Je ne me le fis pas dire deux fois j et je lus avec la plus grande attention ce morceau , dont le fond des idées me séduisit tellement , que , d'abord, je ne m'aperçus pas que le style pouvait faire douter un peu que Collé en fût l'auteur.

Malgré toutes les observations de mon ami le savant , qui tenait à ce que j'adoptasse «a dissertation , je fis sui^k-champ le projet de me servir pour ma préface , de ce legs que le hasard me procurait dans l'héritage

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d'nii&omaie^î n'aUûséque descollatémiz* Ceux qni tronreront ce petit dialogae indice de Collé poiirroRt sW prendre à Pami qui me Ta fourni et qui m'a assuré deroirett déposer le mannscrit cbez un notaire , ponr le soumettre à la confrontation des incrédules. Ces précautions prises , je le transcris iqi en toute sûreté de conscience.

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