CHANSON ADRESSÉE A M. MANUEL
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Jir : Un soldat , par un coup funeste.
O^anciens Gaulois , panvres esclaves, Un soir ^^autour dVux tout dormait j LeTaient la dime sur les cayes Du maître qui les opprimait.
Leur gaité s'éyeille :
« ÀK ! ditTun deux, nous faisons de» jaloux, » L^esdave est roi quand le maître sommeille » Eniyrons-nous! (4 fois.)
I) Amis , ce vin par notre maître » Fut confisqué sur des Gaulois , » Bannis du sol qui les vit naître » Le jour même où mouraient nos lois.
» Sur nos fers quHl rouille » Le temps écrit Tàge d^un vin si doux. » Des malheureux partageon» la dépouille » EniTions-nous !
n Savei-TOtts où git Vkumble pierre M Des guerriers moito de motre temps ? » Là , plus d^épouaet ca prières ;
» Là , plas de flenrs , même an piinteinps. » La lyre attendrie a Ne redit plus leurs noms e&cés tous. » Nargue du sot qui meurt nour la patrie ! » Enivrons-nous !
» La Liberté conspire encore » kytc des restes de yertu; » Elle nous dit : Yoici Paurorc; » Peuple, toujours dormiras-tu?
nDéité qu'od Tante, » Recrute ailleurs des martyrs et des fous : » L*or te corrompt , la gloire t^épouyante. )< Eniyrons-nous !
» Oui 4 toute espérance est bannie, )) Ne comptons plus les maux soufferts. » Le marteau de la tyrannie » Sur les autels rive nos fers.
» Au monde en tutelle , » Dieux tout-puissans, quel exemple of&es-TOUS ! M Au char des rois un prêtre tous attelle. » Enivrons-nous!
)i Rions des dieux, sifBons les sages , » Flattons nos maîtres absolus.
» Donnons-leur nos fils pour otages :
M On vit de honte, on n'en meurt plus. I) Le plaisir nous venge :
» Sur nous du sort il fait glisser les coups. » Traînons gaiment nos chaînes dans la fange. >i Enivrons-nous ! »
L« maître entend leurs cbants d'iTretse , n crie à des yalets : (t Conrex !
M Qii^un fouet dissipe Pallégresse » De ces Crsulois dégénérés. »
Du tyran qui gronde Prêts à subir la sentence à genoux , Paurres Gaulois , sous qui trembla le monde ^ EnÏTrons-nous !
ENYOI.
Gber Manuel , dans un autre ftge , Àurais-je peint nos tristes jours ?
Ton éloquence et ton courage Nous ont trouvés ingrats et sourds.' Mais pour la patrie Ta Tertu braye et périls et dégoûts, Et plaint encor Pinsensé qui s^écrie :
EniTrons-nous !