‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 200 sur 206 · DITHYRAMBE · texte numérisé non relu

DITHYRAMBE

Air t Je commence à m*âperceroiri etitr.

Pentonne sur les troubadours Un chant dithyrambique.

Malgré goût et logique, Coule», vers longs, moyen» et courts.

Momus sommeille ; Qu^on le réveille ; Gai farfadet, qu'il rie à notre oieille. Laissons , malgré maux et douleur» , L'espérance essuyer nos pleurs.

Lisette , apporte et du vin et des fleurs. Narguant des lois sévères , Troubadours et trouvères Àa ne» des rois, vidaient gaîment leurs verres.

Toi , doux rimeur, que la beauté Mène par la lisière , Unis parfois le lierre.

Aux roses de la volupté.

Coupe remplie Par la folie Met en gaîté femme tendre et jolie. lia colombe d'Ànacréon, Dans la coupe de ce barbon ,

'BiiYÛt d'un TÎn père de U cbanton.

Narguant dea loia sérères , Troubadours ettrouyèret,

Au nez des rois, TÎdaient gaimentlenriTerret.

Toi ^i fais de religion Parade à chaque rime j Qui sur la double cime Fais grimper la procession, Ta muse en masque Est lourde el flasque; Mais qn^un tendron te tire par la basque : Tu lui souris { et le bon yin, Pour toi ne vieillit pas en yain , Beau joueur d^orgne au serrice divin.

Narguant des lois séTères, Troubadours et trouTëres , ' An nez des rois, vidaient gaiment leurs yeiret.

Toi qui prends Boileau pour psautier , Du joug je te délie:

Yeux-tu , près de Tbalie , De Regnard être l'héritier?

De cette muse Parfois abuse :

Eniyre-la ; Molière est ton excuse.

Elle naquit sur un tonneau ; Pour lui rendre un éclat nouyean , Pnise la joie an fond de son berceau.

Narguant des lois sérères , Troubadours et trouTères , An nez des rois, ridaient gaimentlenrt itne».

Du romftntitne jeane appui , Desoends de tes nuages ; Tes torrens, tes orages Ceignent ton front d'un p&le ennui.

Mon camarade, Tiens , bois rasade ; G^est nn julep pour ton cerveau malade. Entre naître et mourir, hélas !

Puisqu'on ne fait que quelques pas , On peut aller d e travers ici-bas.

Narguant des lois sévères , Troubadours et trouvères , Au nez des rois, vidaient gaiment leurs Terres.

Oui, trouvères et troubadours Sablaient force Champagne.

Mais je bats la campagne :

L'ode et le vin font de ces tours.

Le ciel nous dote D'une marotte Tour à tour grave , et quintense et falotte. Le soleil s'est levé joyeux , Le front barbouillé de vin vieux , Àh ! tout poète est le jouet des dieux. Narguant des lois sévères , Troubadours et trouvères , Aux nez des rois, vidaient gaîipent leurs i

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