‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 203 sur 206 · MAUDIT PRINTEMPS · texte numérisé non relu

MAUDIT PRINTEMPS

Air i C'est à mon mailre en l'art de plaire.

Je la T oyais de ma fenêtre , Àlaaienne tout cet hiver; Nous nous aimions sans nous connaître j Nos baisers se croisaient dans l'air; Entre ses tilleuls sans feuillage , Nous regarder comblait nos jours.

Aux arbres tu rends leur ombrage , Maudit printemps , reviendras-tu toujours !

n se perd dans leur Yoûte obscure , Cet ange éclatant qui , là-bas , M'apparut , jetant la pâture Aux oiseaux , un jour de frimas :

Ils rappelaient , et leur manège Devint le signal des amours.

Non , rien d'aussi beau que la neige ! Maudit printemps, reviendras-tu toujours!

Sans toi je la verrais encore liOrsqu'dle s'arrache au repos , Fraîche, comme on nous peint l'Aurore Du jour entr'ouvrant les rideaux.

lie toir oteor je pourreit dire :

M«n étoile achèTe sou coun; Elle sVndort , •& Umpe expire.

Maudit printemps , reviendras-tu toujours !

GVst VIÙTer que mon cœur implore;

Ail ! je voudrais qu^on entendît

Tinter sur la vitre sonore ,

Le grésil léger qui bondit.

Que me f*it tout ton vieil empire , Tes fleurs , tes xépliyrs ,.te8 longs jours ?

Je ne la verrai plus sourire.

Maudit printemps , reviendras-tu toujour» !

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