‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 204 sur 206 · CHANT DE VICTOIRE DES OTTOMANS · texte numérisé non relu

CHANT DE VICTOIRE DES OTTOMANS

Jir: A soixante ans il ne faut pas remeltre.

Nous triomphons! Allah! gloire au prophète? Sur ce rocher plantons nos étendards.

* Le clé.saslre de Psara ou Ipsara est encore trop récent pour qu'il soit nécessaire d'en rapporter les détails, non plus que de la belle défense vi de la fia héroïque de ses habitans. Les Turcs eux-mêmes ont rendu justice aux Ipsariotes.

Ses défenaeufs , illii»ti«fti leur déikitc, En Tain sur eux font crouler set rcnparU. Nous triomphons , et le sabre terrible Ta de la croix punir les attentats.

Exterminons une race invincible :

Les rois cbrétiens ne la rengeront pas.

N'as-tu , Chios , pu sauver un seul être Qui Tint ici raconter tous tes maux ^ ! Psara tremblante ent fléchi sous son maître. Où sont tes fils , tes palais , tes hameaux ? Lorsque la peste en ton île rebelle Sur tant de morts menaçait nos soldats ***! Tes fils mourans disaient: N^implorons qu'elle: Les rois chrétiens ne noua vengeront pas.

Mais de Chios recommencent les fêtes.

Psara succombe , et voilà ses soutiens ! Dans le sérail comptez combien de têtes Yont saluer les envoyés chrétiens.

Pillons ces murs ! dePor ! du vin ! des femmes ! Tierges, Pautrage ajoute à vos appas.

* Plus de cinquante mille chrétiens perdirent la vie ou la liberté lors du massacre de Chios , ou Scio , car c'est le même nom , corrompu par la prononciation italienne.

** Le nombre des cadavres entassés dans cette malheurHUsecontrée fit craindre aux chefs ottomans que la pnsle ne se mit dans leur armée, livrée au pillage de celte île opulente.

Le gUÎTe après purifiera tob amet :

Les rois ckrétiens ne tous yengeront pas.

L^uropc esclave a dit dans sa pensée :

Qu'un peuple libre apparaisse! et soudain...

Paix! ont crié dVne yoix courroucée

Les clieCs que Dieu lui donne en son dédain.

Byron offrait un dangereux exemple :

On les a tus sourire à son trépas.

Du Christ lui-même allons souiller le temple :

Les rois clirétiens ne le vengeront pas.

À notre rage ainsi rien ne suppose ; Psara n'est plus , Dieu vient de Peffacer. Sur ses débris le vainqueur qui repose Rêve le sang qu'il lui reste à verser. Qu'un jour Stamboul"^ contemple avec ivresse Les derniers Grecs suspendus à nos mâts ! Dans son tombeau faisons rentrer la Grèce : Les rois chrétiens ne la vengeront pas.

Ainsi chantait celte horde sauvage.

Les Grecs ! s'écrie un barbare effrayé. La flotte Hellène a surpris le rivage,' Et de Ifcara tout le sang est payé.

Soyez unis, ô Grecs , ou plus d'un traître Dans le triomphe égarera vos pas.

Les nations vous pleureraient peut-^tre; Les rois chrétiens ne vous vengeraient pas.

Cônstautinople. Stamboul est le nom que lai donnent les Tares.

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