‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 34 sur 206 · LA DOUBLE IVRESSE · texte numérisé non relu

LA DOUBLE IVRESSE

Mr : Que ne «aic-je la fougère!

Je reposais sous l'ombrage , Quand Nœris Tint m'éyeâler :

Je crus voir sur son visage Le feu du désir briller.

Sur son front Zéphire agite La rose et le pampre vert :

Et de son sein qui palpite Flotte le Toile entr'ouTert.

Un enfant qui suit sa trace , (Son frère ^ si je l'en crois , ) Presse pour remplir sa tasse Des raisins entre ses doigts.

Tandis qu'à mes yeux la belle Gbante et danse à ses chansons, L'enfant, caché derrière elle, Mêle au Tin d'affreux poisons.

Nœris prend la tasse pleine , Y goûte , et Tient me l'offrir 'j

Àk ! di*-je, la rate est Tune :

Je i'ais qu'on en peut mouziT.

Tu le veux , enchanteresse :

Je bois , dussé-je en ce jour Du yin expier TiTresse Par rÎTresse de Pamour !

Mon délire fut extrême :

Mais aussi qu'il dura peu!

Ce n'est plus Nœris que j'aime , £t Nœris s'en fait un jeu.

De ces ardeurs infidelles Ce qui reste , c'est qu'enfin , Depuis, à l'amour des belles J'ai mÛé le goût du Tin.

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