‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 54 sur 206 · LA CHATTE · texte numérisé non relu

LA CHATTE

BOH^NCE ATBC ACCOHPAGKEMEHT DE HIAULEMBHS.

Mr : La petite Cendrillou,

Tn réTeilles ta maîtresse , Minette, par tes longs cris.

Est'ce la faim qoi te presse ?

EQtends-tn quelques souris ?

Tu yeux fuir de ma chambrette y Fout courir je ne sais où.

Mia-mia-ou ! Que veut Minette ?

Mia-mia-ott ! c'est un matou.

Pour toi je ne puis rien faire , Gesse de me caresser.

Sur ton mal Pamour m'éclaire :

J'ai quinze ans , j'y dois penser.

Je gémis d'être seulette En prison sous le verrou.

Mia-mia-oo ! Que veut Minette ?

Mia-mia-ou ! c'est un matou.

Si ton ardeur est extrême, Même ardeur vient me brûler j J'ai certain voisin que j'aime , Et que je n'ose appeler ; .

Mais pourquoi , sur ma couchette , Rêver à ce jeune fou ?

Mia-mia-ou ! Que veut Minette ?

Mia-mia-ou ! c'est un matou.

C'est toi , chatte libertine , Qui mets le trouble en mon sein. Dans la mansarde voisioe , Du moins réveille Ifalsain.

C'est peu qu'il presse en cachette Et ma main et mon genou.

Mia-mia-on! Que vent Minette ?

Mia-mia-ou ! c'est un matou.

ii3

Mais je yoU Talsain paraître !

Par lefl toita il yient ici.

Tite , oQTTons lui la fenêtre :

Toi , Minette , passe aussi.

L(yrsqu^enfin mon cœur se prête Anx larcins de ce filou , Mia-mia-on ! que ma Minette , Mia-mia-ou ! trouve un matou.

Page 1