‹ Chansons de Béranger (volume 2)Chapitre 96 sur 206 · LE VIN ET LA COQUETTE · texte numérisé non relu

LE VIN ET LA COQUETTE

Air : Je vais bientôt quitter l'empire.

ÀmÎB , il est une coquette Dont je redoute ici les yeux.

Que sa yanité , qui me guette , Me trouye toujours plus joyeux.

C'est au yin de rendre impossible Le triomphe qu'elle espérait.

Àh ! cachons bien que mon cœur est sensible : La coquette en abuserait.

Faut-il qu'elle soit si charmante!

Ah ! de mon cœur prenez pitié !

Chantez la liq[ueur écumante Que yerse en riant l'Amitié.

Enlacez le lierre paisible Sur mon front qui me trahirait.

Ah ! cachons bien que mon cœur est sensible : La coquette en abuserait.

PoursuiTons de nos épigra:

Ce sexe que j'ai trop aimé.

Achevons d'éteindre les flammes Du flambeau qui m'a consumé.

Que Bacchus , toujoiirs invincible , Ote à l'Amour son dernier trait.

Ah ! cachons bien que mon cœur est sensible : La coquette en abuserait.

' ao6 Hais rÀmour pressa-t-il la grappe, D^où nous Tient ce jas enivrant !

J'aime cncor , mon yerre m'échappe ; Je ne ris plus qu'en soupirant.

Pour fuir ce charme irrésistible, Trop d'ivresse enchaîne mes pas.

Ah ! TOUS Toyex que mon cœur est sensible : Coquette , n'en abusez pas.

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