‹ Chansons de BérangerChapitre 102 sur 307 · LES CAPUCINS · texte numérisé non relu

LES CAPUCINS

Aib : Faut d* la vertu , pae trop n*en faut.

Bénis soient la Vierge et les saints : »

Oii rétablit les capucins ! ./ **'

Aloi , qui fus capucin indigne ,

Je Tais^ ma petite Fanchon,

Du Seigneur Tendanger la TÎgnc,

En reprenant le capuchon.

Bénis soient, etc.

Fanchon , pour vaincre par surprise Les philosophes trop nombreux,

Qu^en vrais cosaques de l'Église ,

Les capucins marchent contre eux.

Bénis soient, etc*

La faim désole nos provinces;

Mais la piété l*en bannit.

Chaque fêle, grâce â nos princes.

On peut vivre de pain bénit Bénis soient, etc.

L’Église est l’asile des cuistres;

Mais les rois en sont les piliers:

Et bientôt le banc des ministres Sera le banc des uiarguilJiers.

Bénis soient, etc.

Pour tâter de l’agneau tant tachef ,

Nos soIdaU courent a’aUabler)

Et devant certaiiiea moustaches On dit qu'on a vu Dieu trembler.

Bénis soient) etc.

Nos missionnaires vont rendre Aux bonnes gens les biens de Dieu ;

Ils marchent tout couverts de cendre :

C’est ainsi qu’on couvre le feu.

Bénis soient, etc.

Fais-toi dévote aussi , Fanchetle ;

Vas , il n’est pas de sot métier.

Mais qu’avec nous deux, en cacbetto ,

Le diable crache au bénitier.

Bénis soient la Vierge et les saints :

On rétablit les capucins!

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