‹ Chansons de BérangerChapitre 105 sur 307 · L’EXILÉ · texte numérisé non relu

L’EXILÉ

( JTAHTIBR 1817. )

Air : Ermite , bon ermite,

A d'aimables compagnes Une jeune beauté

Disait: Dans nos campagne* Règne l'humanité, ün étranger s'araiicc ,

Qui, parmi nbu* errant, Redemande la France Qu’il chante en soupirant.

D’une terre chérie C'est un fils désolé.

Rendons une patrie.

Une patrie.

Au pauvre exilé.

Prés d'un ruisseau rapide.

Vers la France entraîné,

Il s’assied, l’œil humide.

Et le fioiil incliné.

Dans les champs qu’il regrette Il sait qu’en peu de jour*

Ce* llol* que lien n’arrète Vont promener leur cours.

D'une terre, etc.

* Quand sa mère , peut*étre , Implorant son retour,

Tombe aux genoux d’un maître Que touche son amour ;

Trahi par la ricloirc,

Ce proscrit, dons nos buis , Inquiet de sa gloire,

Fuit la haine des rois.

D’une terre , etc.

De rivage eu rivage

Que sert de le batiuir?

Parloul de ton courage 11 troufc un lourenir.

Sur nos horde, par la guerre Tant de fois eiiTabis,

Son eang même a naguère Coulé pour »on pays.

D'une terre , etc.

Dans nos destins contraires , On dit qu'en ses foyers Il recueillit nos frères Vaincus et prisonniers.

De ces temps de conquêtes Ilappelons-lui le courst Qu'il troure ici des fêtes,

Et surtout des amours.

D’une terre , etc.

Si notre accueil le touche,

Si , par nous abrité ,

11 s'endort sur la couche De l'hospitalité.

Que par nos roiz légères Ce Français réreillé.

Sous le toit de ses pères Croie avoir sommeillé.

D'une terre chérie C'est un Gis désolé.

Rendons une patrie ,

Une patrie,

A.U pauvre exilé.

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