‹ Chansons de BérangerChapitre 12 sur 307 · ROGER BONTEMPS · texte numérisé non relu

ROGER BONTEMPS

Aia : Bonde du camp de Grandpri.

Aux geus atrabilaires Pour exemple donné.

Eu un temps de misères Roger Bontemps est né.

Vivre obscur à sa guise.

Narguer les mécontenst Eb gai I c'est la devise Du gros Roger Bontemps.

Du chapeau de son père.

Coiffé dans les grands jours.

De roic» ou de lierre Le rajcuuir toujours :

Mettre uii manteau de bure, Vieil ami de TÎngt aiiS{

Eh gai I c'est la parure Du gros Roger Boiilemps.

Posséder dans sa hutte Une table, un vieux lit,

Des cartes, une flûte ,

Un broc que Dieu remplit.

Un portrait de maîtresse.

Un colTre et rien dedans;

Eh gai 1 c'est la richesse Du gros Roger Bontemps.

Aux enfans de la ville Montrer de petits jeux;

Être un faiseur habile De contes graveleux;

Ne parler que de danse Et d'almauacbs chantans; Eh gait c'est la science Du gros Roger Bontemps.

Faute de vin d'élite.

Sabler ceux du canton ; Préférer Marguerite Aux dames du grand ton ;

De joie et de tendresse Remplir tous ses instans;

Eh gai ! c'est la sagesse Du gros Roger Bontemps.

î)ire au ciel : Je me fie,

Blou père, à ta bonté;

De ma philosophie Pardonne la gaîté ;

Que ma saison dernière Soit encore un printemps:

i.b goii c'est la prière Du gros Roger Bontenipi.

Vous, paurres pleins d’envie, Vous, riches désireux;

Vous, dont le char dévie Après un cours heureux; Vous, qui perdrez peut*être Des titres éclatans,

£li gai 1 prenez pour maître Le gros Roger Bonte raps.

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