‹ Chansons de BérangerChapitre 123 sur 307 · LE RETOUR DANS MA PATRIE · texte numérisé non relu

LE RETOUR DANS MA PATRIE

Air : Foiré fortuné é$l faité.

Qu'il va lentement le navire A qui j'ai confié mon sorti Au rivage où mon cœur aspire ,

Qu'il est lent à trouver un port !

France adorée)

Douce contrée 1

Mes yeux cent fois ont cru te découvrir.

Qu'un vent rapide Soudain nous guide Aux bordssarrés où jo reviens mourir.

Mais enlln le matelot crie :

Terre! terre! là-bas, voyez!

Ahl tous mes maux sont oubliés.

Salut à ma patrie! (ter.)

Oui , voilà les rives de France |

Oui , voilà le port vaste et sûr ,

Voisin des champs où mon enfance S’écoula sous un chaume obscur.

France adorée !

Douce contrée)

Après vingt ans , cnnn je te revois.

De mon village Je vois la plage :

Je vois Aimer la cime de nos toits.

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Combien mon ime e«t attendrie I Là, furent ineg prcmiera amoura;

Là, ma mère m’attend toujoura.

Salut à ma patrie I

Loin de mon berceau , jeune encore, L’inronalanoe emporta me» paa Juaqu’au aeîn dea mera où l'auroro Sourit ou» plua richea climaU.

France adorée I Douce contrée l

Dieu te détail Icura fécondea cholenra.

Toute l’année ,

Là , brille ornée

De fleura , de fruila , et de fruila et de fleuri. Maia là , ma jeuneaae flétrie Bêtait à dea climat» plu» cher»;

Là , je regrettai» no» bitera.

Salut à ma patrie!

J*ai pu me faire une famille ,

Et de» tréior» m*élaieiit promis.

Soua un ciel où le aaiip pétillé,

A me» toeu» l’amour fut soumis.

France adorée!

Douce contrée!

Que de plaisir» quitté» pour te retoir!

Mai» «an» jeuiiease.

Mai» aan» richcsac ,

Si d'être aimé je dois perdre l’eapoir;

De me» amour» dan» la prairie Lea aoutenir» seront présenUt

'fi

C'est du so)^ü pour mes vieux aif» , Salut à ma patrie!

Poussé cbex des peuples sauvages Qui m’offraient de régner sur eux , J'ai su défendre leurs rivages Contre des ennemis nombreux.

France adorée!

Douce contrée I

Tes champs alors gémissaient envahis.

Puissance et gloire ,

Cris de victoire ,

Rien n’étouffa la voix de mon pa^'S.

De tout quitter mon cœur me prie' :

Je reviens pauvre , mais constant.

Due bêche est là qui m’attend.

Salut à ma patrie !

Au bruit des transports d’allégresse, Enfin le navire entre au port;

Dans cette barque pù l'on se presse, Ilàtons-nous d’atteindre le bord. • France adorée!

Dopce contrée !

Puissent tes fils te revoir ainsi tous!

Enfin j’arrive ,

Et sur la riv|S

.Je rends au ciel, je rends grâce à gcuoux. Je t’embrasse , ô terre chérie !

Dieu ! qu'un exilé doit souffrir!

Moi, désormais, je puis mourir.

Salut a me patrie!

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