‹ Chansons de BérangerChapitre 149 sur 307 · LES ADIEUX A LA GLOIRE · texte numérisé non relu

LES ADIEUX A LA GLOIRE

f D^ClMBtB 1820. )

Air : Je commence h m*apereopoir , etc.

Chantons le tîiI et la beauté;

Tçut le reste est folie.

Voyez comme on oublie Les hymnes de la liberté.

Un peuple brave .Betopibe esclave :

Fib d^Epicure, ouvrez-moi votre cave.

La France , qui souffre en repos,

Ne veut plus que mal à propos J'ose en trompette ériger mes pipeaux.

Adieu donc, pauvre Gloire!

Déshéritons l’hisloire.

Venez , Amours, et versez-nous à boire.

Quoi! d'indignes enfants de Mars Briguaient une livrée.

Quand ma muse éplorée Recrutait pour leurs étendards!

Abi s'il m’arrive Beauté naïve ,

Sous ses baisers ma voix sera captive ;

Ou flattons si bien, que pour moi On exhume aussi quelque emploi.

Oui, noir ou blanc, soyons le fou du roi. Adieu donc , etc.

Dcf excès de nos ennemis

Chaque ju{?c esl complice ,

Et la main de justice De soufflets accable Thémis.

Plus de satire !

N’osant médire ,

J’orne de fleurs et ma coupe et ma lyre. J’ai trop bravé nos tribunaux:

Dans leurs dédales infernaux , J’entends Cerbère et ne fois point Minos. Adieu donc , etc.

Des tyrans par nous soudoyés La faiblesse est connue :

Gulliver éternue «

Et tous les nains sont foudroyés.

Mais, quelle image!

Non , plus d’orage ;

De nos plaisirs redoutons le naufrage : . Opprimés, gémissez plus bas.

Que nous fait, dans un gai repas, Que runivers souffre ou ne souffre pas ? Adieu donc > elc.

Du sommeil de la liberté Les rêves sont pénibles ; Devenons insensibles Pour conserver notre gaîté.

Quand tout succombe.

Faible colombe ,

Ha muse aussi sur des roses retombe.

Laue d’imiter l’aigle altier,

Elle reprend ton doux métier :

Baccbus m’appelle f et je rentre au quartier. Adieu donc, pauvre Gloire 1 Déshéritons Tbistoire.

Venezy Amours» et versex-nous à boire.

e»e»e»»ee»e»a»e»seBeseeeeeeie'a»e»niesea»a»e»e»

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