LETTRE
D*CR PETIT KOI k 02T PETIT DOC.
Aie : Ah! daignei m'épargner le retU»
Salut! petit eottsin germain;
D’un lieu d’exil j’ose t’écrire.
La Fortune te tend la main :
Ta naissance l’a fait sourire.
Mon premier jour aussi fut beau:
Point de Français qui n’en convienne.
Les rois m’adoraient au berceau ,
Et cependant je suis à Vienne!
Je fus bercé par tes faiseurs De vers , de chansons , de poëmes :
Ils sont, comme les confiseurs.
Partisans de tous les baptêmes.
Les eaux d’un fleuve bien mondain Vont laver ton âme chrétienne :
On m’offrit de l’eau du Jourdain,
Et cependant je suis & Vienne!
Ces juge§^ ce* paîrt atUîï Qui te prédisent des merveilles.
De mon temps juraient qae les lis Seraient le butin des abeilles»
Parmi les nobles détracteur*
De toute vertu plébéienne,
Ma nourrice avait des flatteurs,
Et cepcudant je suis à Vienne !
Sur de* lauriers je me couchais {
La pourpre seule t*environne.
De* sceptres étaient mes hochets; Mon bourlet fut une couronne.
Méchant bourlet! puisqu*un faux pas Même au Saint-Père ôtait la sienne.
Mais j*avais pour moi nos prélats.
Et cependant je suis à Vienne I
Quant aux maréchaux , je crois peu Que du monde ils l’ouvrent l’entrée; Ils préfèrent au cordon bleu De rhonneur l’étoile sacrée.
Mou. père à leur beau dévoûmeut Livra sa fortune et la mienne :
Ils auront tenu leur serment ,
Et cependant je suis à Vienne i
Près du trône si tu grandis ,
Si je végète sans puissance , Confonds ces courtisans maudits , En leur rappelant ma naissance.
Disdeur: «Je puis avoir mon tour,
■ De* mon cousin qu'il tous soutienne.
• Vous lut promettiez votre amour,
»Et cependant il est à Vienne! >
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